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BPCE entame sa transformation en profondeur

Au menu : un milliard d'euros d'économies d'ici à la fin 2019 dont 250 millions pour Natixis et la rationalisation de la banque de proximité qui passera notamment par la suppression de 5% des agences. Le groupe dirigé par François Pérol entame de plain-pied une évolution à laquelle il ne peut échapper.
François Pérol - BPCE
François Pérol - BPCE

Si Société Générale a promis de présenter le sien à la fin de l'année, BPCE détaillait ce matin son plan stratégique à 2020. Parmi les éléments phares, une série d'anticipations chiffrées sur les économies de coûts envisagées, le nouveau profil de l'établissement tel qu'élaboré par François Pérol, l'homme fort du groupe mutualiste et la façon dont il compte transformer la banque de proximité. BPCE a ainsi annoncé qu'elle préparait une réduction des coûts de 1 milliard d'euros d'ici à la fin 2019 via un programme d'efficacité opérationnelle et de digitalisation de ses métiers. Dans le détail, 750 millions d'économies sont attendues du côté des réseaux Banque Populaire, Caisse d'Epargne et du Crédit Foncier. L'essentiel, soit 36% de ce sous-total proviendra d'une rationalisation des structures, 32% de la transformation des relations dans la banque de proximité et 32% d'une gestion au plus serré de l'immobilier et des achats. Le solde, à savoir 250 millions d'économies, est parallèlement attendu du côté de Natixis. Avec pour calendrier de réaliser 40% de cet objectif d'ici à la fin de cette année, 70% d'ici à la fin 2018 et 100% à la fin 2019.

"En amont de la préparation du prochain plan stratégique 2018-2020, le groupe BPCE renforce sa dynamique avec le lancement d'un vaste plan de transformation de la banque de proximité", a déclaré François Pérol. Cette métamorphose passera par la réduction de 5% du nombre d'agences bancaires d'ici à 2020. Pour ce faire, il est déjà prévu de regrouper certaines d'entre elles par zone urbaine et de renouveler le format des points de vente qui pourront, par exemple, être spécialisés sur une clientèle particulière ou un produit, comme le crédit immobilier. L'établissement bancaire qui prend acte du fait que les clients visitent de moins en moins leur agence, veut accélérer les ventes à distance, dont le nombre doit passer de 11% actuellement à 40% en 2020, grâce notamment au développement et à la généralisation de la signature électronique. Le groupe bancaire vise aussi de nombreuses synergies de coûts via le regroupement de différentes plateformes de métiers ou de banques régionales.

Un plan conforme aux principaux défis que doivent relever aujourd'hui tous les groupes bancaires dotés d'un important réseau d'agences. Comme ses homologues, eux-aussi à la recherche d'économies de coûts dans un contexte réglementaire gourmands en fonds propres, BPCE met donc l'accent sur la chasse aux "gaspi" et la refonte en profondeur de son réseau. La banque de demain n'aura, certes, plus rien à voir avec celle d'aujourd'hui et ceux qui auront pris les virages trop tard auront du mal à s'en sortir. Car au delà de la rationalisation des agences, la transformation passe aussi par l'accès à de nouveaux services, une nouvelle relation avec la clientèle et des besoins en constante mutation.

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