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L'Allemagne manque de jeunes et d'idées
« La sortie possible de la Grande-Bretagne de la zone euro rend les firmes allemandes incertaines », prévient le Handelsblatt. La presse allemande, qui consacre de nombreux articles au referendum sur un éventuel Brexit qui aura lieu à la fin du mois, rapporte que « près des deux tiers des entrepreneurs interrogés ne sont pas capables d'estimer les effets d'un Brexit sur leur propre entreprise, près d'un tiers s'attend à des conséquences négatives, selon un sondage de la Bundesverband der deutschen Industrie (BDI) et de l'entreprise Deloitte ».
Quoi qu'il en soit, en cas de Brexit, 71% des entrepreneurs allemands interrogés s'attendent à des turbulences sur les marchés financiers et 60% s'attendent à des fluctuations sur les taux de change jusqu'à ce que les relations entre Bruxelles et Londres se réorganisent. En revanche, les personnes interrogées pensent que les investissements prévus initialement pour la Grande-Bretagne devraient être, à la place, attribués à l'Europe continentale... mais craignent de voir des droits de douanes élevés pour les exportations allemandes.
Mais au-delà des inquiétudes et des menaces liées à ces enjeux politiques à l'extérieur du pays, l'Allemagne elle-même est scrutée avec attention. Le président de l'Institut IFO, Clemens Fuest, estime qu'il manque, dans le pays, « des impulsions pour la croissance ». Il met en garde contre les conséquences du changement démographique, rapporte le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Selon Clemens Fuest, l'Allemagne manque de jeunes gens et d'idées : « sans les jeunes, il y a aussi moins d'idées et moins de volonté de prendre des risques. Si on manque d'innovation, il y a aussi moins d'investissements », prévient-il. Le FAZ étaye ces propos avec un chiffre : le recul conséquent du nombre de start-ups lancées dans les universités. Selon une étude de l'institut ZEW de Mannheim, ce dernier est passé de 3 000 créations d'entreprises à 1 900 l'an dernier. En conséquence : les investisseurs préfèrent les pays plus jeunes, comme l'Inde. Sans oublier que la situation politique et économique de l'Europe, pleine d'incertitudes, refroidit les investisseurs.
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