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<p><span><span>M&A européennes : une a</span>nnée record pour... les banques américaines !</span></p>
Les banques américaines n’hésitent pas à venir concurrencer leurs homologues européennes sur leur propre terrain. C’est ce que révèlent les derniers chiffres fournis par Dealogic concernant les fusions/acquisitions. En s’imposant en tant qu’intermédiaires dans ces opérations, les banques US ont en effet réussi à s’emparer de 51,2% des revenus des M&A européennes cette année, un record inégalé depuis 1998.
Parmi les dix premières banques profitant le plus des fusions et acquisitions européennes figurent six boutiques américaines renommées : Morgan Stanley, Goldman Sachs, JP Morgan, Bank of America Merril Lynch… Les deux grandes gagnantes sont sans conteste Goldman Sachs et JP Morgan Chase qui récoltent respectivement 10,8% et 8,7% de ces revenus. Dans ce classement, la première banque européenne, Rothschild, n’arrive qu’en troisième position avec 7,4% de part de revenus dans les M&A européennes.
Ce leadership des Etats-Unis peut trouver racine dans les grandes tendances suivies par les fusions/acquisitions européennes cette année. En effet, si le volume global des M&A européennes est en augmentation par rapport à l’année dernière, les transactions uniquement intra-européennes, entre une cible et un acquéreur tous deux européens, sont en baisse de 13% cette année selon les chiffres avancés par Dealogic. Au contraire, les opérations entre des firmes européennes et nord-américaines enregistrent un volume record atteignant 256 milliards de dollars.
En dépit de ce constat sans appel de la domination américaine, certaines banques européennes ne comptent pas capituler et se laisser damer le pion. Outre Rothschild, on retrouve notamment : Deutsche Bank avec 5,4% des revenus des M&A européennes en 2015, UBS (3,1%), Credit Suisse (2,9%), Barclays (2,6%), BNP Paribas (2,4%) (rappelons que Lazard, en très bonne position, est considérée comme américaine par Dealogic). Reste à savoir si ces dernières arriveront encore longtemps à tenir tête aux américaines.
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