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La Banque de France revoit ses prévisions de croissance

Ce matin, la Banque de France a publié ses projections économiques semestrielles. Pour 2016, la croissance ne serait que de 1,3% et non de 1,4% comme envisagé précédemment en raison notamment d’une contraction de la consommation des ménages. 
Banque de France
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“Selon les projections macroéconomiques pour la France effectuées dans le cadre de l’Eurosystème, la croissance du PIB atteindrait en moyenne annuelle 1,3 % en 2017 (cjo), après près de 1,3 % en 2016 et s’élèverait ensuite à 1,4 % en 2018, puis à 1,5 % en 2019”, révèle ce matin la Banque de France. En juin dernier, elle tablait sur une croissance de 1,4% pour 2016. “La révision à la baisse de la croissance du PIB en moyenne annuelle s’explique par une progression de l’activité aux deuxième et troisième trimestres plus faible qu’attendu", explique-t-elle.

Plusieurs composantes de la croissance se sont dégradées depuis la précédente projection économique publiée en juin. La première : la consommation des ménages qui reste le principal moteur de l’activité. Sa croissance estimée à 1,9% en juin dernier ne devrait être que de 1,5% en moyenne. La consommation des ménages, stable aux deuxième et troisième trimestres 2016, est nettement revue à la baisse en moyenne annuelle, ce qui traduit des revenus moins allants que prévu. De plus, le pouvoir d’achat des ménages serait affecté par un moindre dynamisme des revenus d’activité et de la propriété dans un contexte de moindre vigueur de l’activité. "Le moindre potentiel de baisse du taux d’épargne contribuerait également négativement à l’évolution de la consommation des ménages en 2017, dont le taux de croissance est de ce fait revu à la baisse”, explique le banquier de l’Etat français. En 2017, ce taux serait de 1,2% et non de 1,6% comme espéré en juin dernier.

Deuxième composante à se dégrader le commerce extérieur et les stocks. Initialement, la Banque de France tablait sur une progression de 2,9%. Il n’en serait rien avec une amélioration de seulement 1,2%. “Les exportations ralentiraient ainsi bien plus du fait de l’évolution nettement revue à la baisse de la demande mondiale et de pertes de parts de marché non anticipées, tient à éclairer l’organe bancaire. Cette progression plus faible des exportations est toutefois conjuguée à une surprise tout aussi négative sur les importations de sorte que la contribution nette de l’extérieur est marginalement revue à la hausse sur l’année.”

Pas de quoi rassurer donc sur les perspectives à court terme de l'économie française toujours en butte à une très faible inflation et des chiffres du chômage inquiétants alors que les investissements ne reprennent pas vraiment le chemin de la hausse. Autant d'éléments négatifs qui devraient perturber les investisseurs. Mais non. Les indices boursiers sont à la fête depuis plusieurs jours, la Bourse de Paris se situant même à un plus haut niveau de l'année à plus de 4.700 points. Pourquoi une telle décorrélation ? Plus que jamais les liquidités coulent à flots sur les marchés financiers et les grands investisseurs sont soucieux de les placer. Surtout en cette fin d'année proche des arrêtés de comptes annuels. Liquidités qui ne sont pas prêtes de se tarir après les dernières déclaration de Mario Draghi hier, le patron de la BCE ayant confirmé qu'il allait continuer à ouvrir les robinets, même s'il envisage de réduire le flot à partir du printemps prochain.

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