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BNP Paribas Fortis va supprimer 1.000 postes
Décidément, tant les coûts sans cesse croissants de compliance que la digitalisation des opérations font peser de fortes menaces sur l’emploi bancaire français. En fin de semaine dernière, Société Générale n’a pas démenti la rumeur selon laquelle des milliers d’emplois pourraient être supprimés au sein de sa banque d’investissement pour affronter les prochains coûts réglementaires. L’information a d’ailleurs été confirmée hier par un haut cadre dirigeant de la banque aux équipes de WanSquare.
Aujourd’hui c’est au tour de BNP Paribas de faire face aux craintes des syndicats, qui se sont autorisés à révéler ce matin l’information selon laquelle des discussions poussées étaient en cours avec la Banque de la rue d’Antin au sujet de suppression de postes. L’agacement du syndicat Setca-BBTK intervient après que le CEO de la partie belge de la banque, Max Jadot, a confirmé lundi soir d’importantes nouvelles diminutions d’emplois décidées pour les années 2019, 2020 et 2021.
Dans un document du syndicat que WanSquare a pu consulter, il est écrit : “Une formule de départ anticipé via la signature de la CCT "emploi" pourrait régler le cas de 800 des 1.000 personnes concernées [...] Ces dernières années, le personnel et le SETCa-BBTK ont déjà beaucoup contribué à des mesures de restriction réclamées par la direction”. Néanmoins, le syndicat conclu avoir signé la convention pour les 800 départs anticipés, “une décision difficile mais dictée par le fait que 1.000 emplois sont dans la balance”.
Cette stratégie RH permet à un salarié de quitter son emploi tout en bénéficiant d’une partie de son salaire fixe et autres avantages (assurance groupe ; assurance hospitalisation, etc.), en fonction à la fois de son âge et de son ancienneté. Il sera de fait bientôt révolu le temps où l’on pouvait trouver une agence à chaque coin de rue, car elles sont d'abord trop nombreuses et ensuite peu rentables. À la fin 2018, la banque employait quelque 13.000 employés à temps plein, c’est 30 % de moins qu’en 2012.
Après la publication de résultats en berne le mois dernier, les deux plus grandes banques françaises annonçaient revoir à la baisse leurs objectifs financiers et promettaient de réduire de 850 millions d'euros les coûts combinés de leurs banques d'investissement, dont 350 millions d’euros pour la Banque de la rue d’Antin. Comme pour Société Générale, les coupes devraient donc être humaines. Contacté par nos équipes, BNP Paribas n'a souhaité faire aucun commentaire à ce stade.
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