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PAI Partners a bouclé son fonds post-crise à 3 milliards d'euros
C'est le fruit d'un travail de longue haleine que s'apprête à récolter PAI Partners. Le fonds de private equity a bouclé la levée de son sixième fonds LBO et serait en train de finaliser les formalités administratives pour officialiser le closing de ce dernier. La maison emmenée par Lionel Zinsou a atteint l'objectif de 3 milliards d'euros qu'elle s'était fixé, et pourrait même atteindre les 3,2 milliards d'euros, même si elle aura passé plus de deux ans en roadshow pour y parvenir.
N'oublions pas que la firme avait la lourde tâche de lever le premier fonds depuis que le dernier véhicule de 5,4 milliards d'euros, levé en 2008, avait subi l'activation de la keyman clause. Activée en raison de l'éviction des patrons Dominique Mégret et Bertrand Meunier, cette procédure a conduit à la réduction de moitié du fonds, à 2,7 milliards d'euros, par la communauté des investisseurs. Le pari est donc largement réussi.
PAI Partners n'était certes pas le seul sur la route. Les poids lourds américains que sont KKR, Carlyle ou Apollo ont également requis les faveurs des investisseurs pour leurs véhicules européens l'an passé, mais aussi nombre d'autres concurrents locaux, ce qui tend à rallonger les délais de collecte pour le private equity. Mais en réalité, le cas de figure de PAI Partners illustre une nouvelle cadence des levées de fonds dans le non coté. Les sociétés de gestion mettent certes plus de temps à boucler la collecte de leurs véhicules, les closings s'espacent mais elles en profitent aussi pour mettre l'argent au travail et démontrer à leurs Limited Partners l'opportunité de leur allouer leurs capitaux.
C'est ni plus ni moins le travail auquel s'est attelé PAI Partners, après le premier closing de ce fonds à 1,4 milliard d'euros, il y a un an. Ce dernier a commencé avec l'acquisition en avril dernier de CST, un carve-out de Schneider Electric, aux côtés de Carlyle, un dossier sur lequel il travaillait depuis plus de trois ans. Dans la foulée, il a repris EMG, un groupe de services audiovisuels, aux côtés d'un des magnats du secteur, Stéphane Courbit. Deux mois plus tard, il emportait le groupe de cliniques DomusVi, au terme d'enchères très disputées, et enchaînait avec une prise de participation au capital de Labeyrie, aux côtés de l'industriel Lur Berri, et la reprise du groupe de gestion immobilière VPS, racheté à TDR Capital.
L'investisseur s'est également attaché à faire tourner son portefeuille avec des cessions optimales. Tout d'abord avec la cession du groupe suisse de services aéroportuaires Nuance, à un industriel allemand. Puis, en novembre dernier, il a fait carton plein en vendant les biscuits BN (United Biscuits) au turc Yildiz Holdings. Au total, PAI Partners a rendu 5,2 milliards d'euros à ses investisseurs depuis 2010. La meilleure preuve, pour eux, que l'argent est placé à bon escient.
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