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Climat des affaires; Hexagone; Banque de France

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Climat des affaires / INSEE / France

France : le moral des entreprises à nouveau dans le creux de la vague

Le climat des affaires se dégrade à nouveau en septembre, douchant les espoirs nés en août. Il se replie de fait de 103,5 en août à 102,1, un chiffre qui reste au-dessus de la moyenne de long terme de l'économie hexagonale.
Bruno Le Maire s'est démené lors des asssises du BTP. Romain GAILLARD/REA
Bruno Le Maire s'est démené lors des asssises du BTP. Romain GAILLARD/REA

Bruno Le Maire a beau se démener sur tous les fronts : devant le patronat à la fin du mois dernier, devant les professionnels du BTP hier ou encore en Haute Savoie très prochainement, rien n'y fait, le climat des affaires se rapproche de sa moyenne de long terme (100 points). Là où le rebond observé en août dernier à 103,5 points d'indice avait donné espoir d'enrayer la baisse de l'indice du climat des affaires hexagonal, la dégradation du mois de septembre à 102,1 points d'indice fait craindre un retour en dessous de la moyenne de long terme de l'économie hexagonale. 

Charlotte de Montpellier, économiste pour ING, souligne en ce sens que " le climat des affaires a effacé tous ses gains postpandémie et égalise désormais son niveau d’avril 2021". Elle va même plus loin dans son analyse arguant que les derniers chiffres confirment "que la question n’est plus vraiment de savoir si la France se dirige vers la récession, mais plutôt à quelle vitesse arrive la récession". Un scénario qui rappelons le rentre dans le champ des possibles décrit récemment par la Banque de France : les prévisions semestrielles des équipes du gouverneur François Villeroy de Galhau tablent ainsi sur une croissance du Produit intérieur brut comprise entre 0,8 % et – 0,5 % pour 2023. ING est un peu moins optimiste et parle d'une croissance de "-0.2% pour l’ensemble de 2023" et estime que cette dernière "risque de plier dans les prochains mois". 

 

Faire le dos rond

 

L'année 2022 a donc déjà vu le climat des affaires se dégrader fortement avec un indice qui a commencé l'année au-dessus de 110 points et qui est de plus en plus proche des 100 points. La fin d'année ne s'annonce guère plus réjouissante, à l'instar de l'Insee qui table sur une croissance nulle lors des trois derniers mois. Sébastien Boch, économiste chez Asterès, voit une situation où "l’activité des entreprises est pour l’instant davantage contrainte par des limites d’offre et d’approvisionnement que par des déficits de demande". Des problématiques au long cours qui vont mettre du temps à se résorber. Asterès estime effectivement que la mauvaise dynamique du climat des affaires est en grande partie "imputable aux difficultés d’approvisionnement et à l’inflation".

Une des rares bonnes nouvelles aux yeux du bancassureur néerlandais ING réside dans "le climat de l’emploi, qui a augmenté de deux points en septembre pour retourner à niveau de juillet". Ce qui paradoxalement ne devrait pas contribuer à faire diminuer l'inflation au vu des tensions salariales existantes dans l'Hexagone.

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