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Vallourec / Dette nette nulle / New Vallourec / Philippe Guillemot
Voilà l’objectif de dette nette nulle de Vallourec atteint / Un effort de 1,5 milliard d'euros depuis 2022 réalisé avec un an d'avance
Chez Vallourec, qui dit nouvelle année dit aussi nouveau départ : le spécialiste des tubes sans soudure a atteint son objectif de dette nette zéro. Un but qui avait initialement été fixé à la fin de l’année 2025 dans le cadre du plan de transformation stratégique du groupe, "New Vallourec", lancé en 2022 lorsque Philippe Guillemot en avait pris la présidence-direction générale afin de mener son redressement. Forcément, l’annonce a produit son effet à la Bourse de Paris. Le titre Vallourec grimpe d’environ 5 % depuis l’ouverture de la séance, occupant ainsi la deuxième place du palmarès du SBF 120.
Cette dette nette nulle est le résultat de neuf trimestres consécutifs de désendettement, explique l’entreprise, alors que les trois derniers mois de 2024 lui auront permis de réduire son endettement net de 240 millions d’euros. Il faut souligner, en effet, que les flux de trésorerie du quatrième trimestre ont profité de l’encaissement du produit de la cession du site allemand de Vallourec, de 155 millions d’euros. Il avait, pour mémoire, été fermé lors de la mise en musique de "New Vallourec". Certaines dépenses d’investissements et de besoins en fonds de roulement ont aussi été moins élevées qui ce qui avait été annoncé.
Le dividende se rapproche
"Depuis le troisième trimestre 2022, nous avons réduit notre dette nette de plus de 1,5 milliard d’euros, entièrement refinancé notre dette et nos facilités de crédit, et annoncé la fin de notre plan de sauvegarde", a relevé le président-directeur général de Vallourec à l’occasion de l’annonce. Une manière de confirmer également que 80 % à 100 % des flux de trésorerie générés lors de la seconde moitié de 2024 seront éligibles à retour aux actionnaires. Ces derniers pourront donc se voir verser un dividende cette année, eux qui n’en ont pas reçu depuis une décennie.
Un groupe qui a donc réalisé du chemin depuis 2022, au travers d’un plan de transformation reposant deux objectifs : réduire l’écart de performance avec la concurrence et positionner l’entreprise de sorte à ce qu’elle puisse résister à une baisse de volumes, en misant sur une stratégie de valeur. "Grâce à l’assainissement majeur de notre bilan, à nos progrès opérationnels significatifs et constants, y compris l’optimisation de notre empreinte industrielle, et notre positionnement produits et services à forte valeur ajoutée, Vallourec est désormais résilient face aux crises éventuelles", a ajouté Philippe Guillemot. Au fil de ses différentes publications financières, Vallourec a démontré que ses marges étaient effectivement capables de résister à des environnements de marché défavorables, comme en témoigne une situation nord-américaine plus délicate depuis quelque temps et n’ayant pas empêché l’entreprise de maintenir son résultat brut d’exploitation à près de 19 % du chiffre d’affaires au troisième trimestre.
Des perspectives
D’autant que Vallourec se prépare aussi à la suite. Sa dynamique commerciale est au beau fixe et le groupe se déploie de plus en plus confortablement dans ses pays d’activité de premier plan, comme au Brésil où il a récemment réalisé sa première acquisition depuis 2016 ou bien en Arabie saoudite, où l’entreprise entretient des relations privilégiées avec la compagnie nationale pétrolière Aramco et avec le ministère des Investissements.
Au programme, également : le développement de solutions plus innovantes comme le captage de CO2 et le stockage d’hydrogène. Un nouveau Vallourec désormais bien en place, qui pourra donc attaquer l’exercice 2025 délesté du poids de sa dette nette, avec son nouvel actionnaire de référence ArcelorMittal et qui publiera, par ailleurs, ses résultats annuels le 27 février prochain.
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