Macro-économie / Taux / France / électricité / énergies renouvelables
Macro-économie / Taux
France / électricité / énergies renouvelables
L’électricité tricolore se verdit de plus en plus / Les énergies renouvelables progressent de tous côtés
C’est peu dire que la France a redressé la tête et de belle manière sur sa production d’électricité. Les chiffres dévoilés par RTE ayant trait à l’année 2024 font état d’un retour à un plus haut depuis 2019 avec 536,5 TWh produits sur douze mois. Tout en faisant état d’un déclin de la partie fossile, cette dernière "étant son niveau le plus faible depuis le début des années 1950 (19,9 TWh)". Sonnant tant comme l’avènement des énergies renouvelables, que comme le signe de la marge de manœuvre dont dispose la France pour faire face aux imprévus.
Avenir
Les équipes de RTE se félicitent de ces chiffres, à l’instar de Thomas Veyrenc, membre du directoire de RTE et directeur général en charge de l’Économie, de la Stratégie et des Finances, lequel juge que "les résultats de la production française en 2024 sont excellents ". Il faut dire qu’au-delà du volume, il s’avère que pour la première la production bas-carbone (cumulant renouvelable et nucléaire) a franchi la barre des 95 % de l’électricité produite sur le sol national.
Toutes les composantes sont à l’honneur, qu’il s’agisse d’une production hydraulique qualifiée d’exceptionnelle et à son plus haut depuis 2013 (74,7 TWh), de filières éolienne et solaire en net progrès (passant de 49 TWh en 2019 à 70 TWh l’an passé) ou enfin de la dynamique sur le nucléaire. Ce dernier ayant connu "un redressement rapide" de sa production à 361,7 TWh, "après un niveau historiquement faible en 2022 (279,0 TWh) et une reprise progressive en 2023".
Atouts
Le membre du directoire n’estime pas pour autant que l’Hexagone est arrivé au bout du chemin et explique que "l’étape suivante consiste à réussir à électrifier notre économie, qui dépend encore à 60 % des énergies fossiles". On comprend d’autant mieux sa volonté que l’intensité carbone de la production d’électricité française est présentée comme une des plus basses et n’étant plus que de 21,3 gCO2eq/kWh, ce qui est près d’un tiers de moins qu’en 2023.
Un atout pour l’économie française dans la dynamique de décarbonation, qui n’est sans doute pas anodine dans la hausse des exports nets français vers les pays voisins, qui se sont établis à un niveau record en 2024.
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