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Bercy / Eric Lombard

Ce qu’il faut retenir des premiers vœux d’Eric Lombard / Priorité de 2025 : restaurer la confiance tant en France qu’au niveau européen

Pour ses vœux au monde économique, le nouveau ministre de l’Economie, des Finances, de la Souveraineté industrielle et numérique s’est voulu optimiste. « Je fais tout pour que l’année 2025 soit celle du retour de la stabilité, pour restaurer la confiance et rassurer les Français. Notre devoir pour 2025 est de restaurer la confiance. Notre ambition, c’est la croissance ; notre levier, les entreprises ; notre méthode, la confiance. La confiance des ménages, des entreprises, des acteurs institutionnels, des responsables politiques, des marchés financiers », a-t-il martelé en introduction. L’occasion pour l’ancien directeur général de la Caisse des Dépôts de présenter ses priorités et son agenda. Détails.
Eric Lombard (NurPhoto via AFP)
Eric Lombard (NurPhoto via AFP)

- Sur l’urgence budgétaire :

- Objectif d’adopter les textes financiers le plus vite possible pour redonner de la visibilité aux acteurs économiques et un cap clair de désendettement et de croissance au pays

- Evoquant "un dialogue nourri et constructif" avec les deux chambres et les 17 groupes parlementaires et partis politiques, Eric Lombard a prévenu que "certaines concessions ont un coût mais celui de la censure serait plus élevé encore. Et chacune de ces concessions porte sur des politiques conformes à l’intérêt du pays et des Français "

- "Le redressement de nos finances publiques ne se fera pas en alourdissant la pression fiscale sur les entreprises, ni sur les ménages", a-t-il promis. "La surtaxe d’impôt sur les sociétés sera limitée à une année. Face à la situation budgétaire, nous avons fait une pause dans la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), mais nous gardons en vue l’objectif de son extinction à terme, dans un contexte où la production est trop taxée en France", a confirmé Eric Lombard

- Le budget 2026 sera préparé selon la même méthode : celle du dialogue

 

- Sur l’attractivité :

- Dès le budget 2025 voté, l’examen du projet de loi de simplification de la vie économique reprendra son cours à l’Assemblée nationale (il a déjà été voté par le Sénat avant la censure du gouvernement Barnier). "Je sais que pour beaucoup de dirigeants d’entreprise et j’ai été l’un d’entre eux, l’un d’entre vous, pendant plus de vingt ans – je sais combien l’emballement de la norme et de formalité peut devenir un frein ", a assuré le locataire de Bercy

- Un choc de simplification qui devra aussi se faire à l’échelle européenne. " Nous attendons des annonces fortes dans les 100 premiers jours du mandat de la présidente de la Commission qui s’en est fait une priorité ", a-t-il annoncé. Dans l’esprit d’Eric Lombard, il s’agira de se concentrer sur les textes qui "compliquent quotidiennement la vie des entreprises et freinent leur croissance". "Je pense notamment à la transposition de la directive CSRD sur le reporting extra-financier qu’il faut largement simplifier pour les PME et les ETI, la C3SD sur le devoir de vigilance qu’il faut reporter tant qu’elle ne sera pas simplifiée ".

 

- Sur la souveraineté économique :

- "Nous mènerons une revue stratégique des participations publiques et du rôle de l’Etat actionnaire", a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances

- Achèvement des travaux sur le renforcement de la sécurité économique des entreprises sur la base des orientations du rapport de Geoffroy Roux de Bézieux, ancien président du Medef

- Autonomie stratégique de l’Europe, dans la droite ligne des rapports Draghi et Letta. "Nous œuvrerons à une préférence européenne dans l’octroi des financements et des marchés publics, ainsi qu’à la mise en œuvre d’instruments de défense commerciale ambitieux face à certaines pratiques commerciales déloyales de nos partenaires", a expliqué Eric Lombard

- "Le Clean Industrial Deal devra nous permettre d’agir en faveur d’une industrie décarbonée qui reste compétitive. Je veillerai à ce que les industriels européens qui sont engagés dans une transition soient protégés pour que jamais la transition écologique ne conduise à délocaliser des emplois hors d’Europe", a-t-il certifié

- Achèvement de l’Union des marchés de capitaux. " Nous devrons également développer la titrisation et œuvrer à la création d’un label pour un produit d’épargne européen", a complété le ministre

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