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CAFE / cacao / Banque Mondiale
Retour au calme pour le café et le cacao / Leurs productions vont se redresser à court terme
Le calme après la tempête. On est résolument optimiste du côté de la Banque mondiale concernant le cours de certaines matières premières au titre de l’année 2025. Le cacao et le café font en effet partie de l’indice du prix des boissons et ce dernier est anticipé comme devant "baisser de 9 % en 2025, puis encore de 3 % en 2026" et ce "à mesure que la production de café et de cacao se redressera ".
Un constat en ligne avec celui posé par l’institution il y a déjà plusieurs mois que les prix des produits alimentaires devraient diminuer de 4 % en 2025, avec une flambée du prix des boissons annoncée comme devant se résorber partiellement cette année. La hausse connue étant alors considérée comme reflétant "les contraintes d’approvisionnement en café Robusta et, plus encore, en cacao".
Détente
Parmi les facteurs alors évoqués pour la fin de la flambée des prix agricoles, on en retrouve plusieurs qui peuvent s’appliquer tant au cacao qu’au café. En effet c’est principalement " en raison de l’augmentation de l’offre et de l’atténuation du phénomène El Niño " que l’institution se montrait optimiste. Concernant le café, ses cours étaient pourtant repartis à la hausse lors du mois décembre pour "atteindre (en décembre) un niveau supérieur de plus de 60 % à celui observé il y a un an. Les prix du robusta ont connu une progression de 5 % (en glissement mensuel), pour se situer à plus du double de ceux enregistrés à la même période l’année dernière".
La production mondiale devrait connaître une remontée pour retrouver ses niveaux de la période 2020-2021. Actuellement estimée à 169,8 millions de sacs pour la saison 2023-2024, elle est annoncée proche des 172,4 millions de sacs en 2024-2025. Tout ne devrait pas pour autant revenir à la normale immédiatement, puisque la Banque mondiale se fait l’écho d’une "production d’arabica du Brésil [qui] accuse des déficits considérables pour la campagne en cours (2024-2025) ", risquant de se prolonger la saison prochaine. Les prévisions font état d’un arabica dont les prix devraient refluer de 5 % cette année puis rester stable en 2026. Là où les prix du robusta connaîtraient la même variation en 2025, avant de connaître une nouvelle baisse l’année suivante.
Dépendance
Difficile de faire fi de la situation en Côte d’Ivoire et au Ghana lorsqu’on s’intéresse aux variations du cours du cacao. Du côté de la Banque mondiale on ne dit pas autre chose, rappelant que ces deux pays pèsent pour 60 % de la production mondiale. La forte hausse du mois de décembre, de l’ordre de 30 %, est dès lors " imputable aux inquiétudes suscitées par de mauvaises conditions météorologiques en Afrique de l’Ouest, conjuguées à une forte demande saisonnière ".
Le cru 2023-2024 ayant vu les quantités récoltées diminuer de 14 % en grande partie à cause des mauvais chiffres dans ces deux pays. L’exercice 2024-2025 devrait être une tout autre histoire avec des conditions d’approvisionnement nettement plus favorables, la Côte d’Ivoire devrait ainsi connaître une hausse de 17 % de sa production cette année. Pas de quoi mettre les cours mondiaux à l’abri d’évènements climatiques, d’autant plus que la baisse attendue de 13 % cette année ne compensera ne compensera qu’en partie la hausse des prix du cacao, qui ont doublé. L’année 2026 ne fera pas bien mieux avec un repli escompté uniquement à hauteur de 2 %.
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