WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Entreprises / Actions / Scor

Entreprises / Actions
Scor

Scor mise sur la sélectivité pour maintenir ses marges / Les renouvellements de janvier confirment la dynamique des segments les plus rentables

Scor entame 2025 sur une dynamique positive après des renouvellements de contrats réussis en janvier. Le réassureur enregistre une croissance de 9,6 % de son volume de primes attendues, portée par ses lignes Specialty et Alternative Solutions. Malgré un marché plus concurrentiel, il maintient une rentabilité stable grâce à une sélection rigoureuse des risques et une gestion optimisée de la rétrocession.
Scor a enregistré une hausse de 9,6% de ses primes d'assurances - Photo by Julie SEBADELHA / AFP
Scor a enregistré une hausse de 9,6% de ses primes d'assurances - Photo by Julie SEBADELHA / AFP

Après une journée investisseurs rassurante à la fin de 2024, où le groupe avait pu détailler sa stratégie pour améliorer les performances de son activité Vie et Santé, Scor entame 2025 sur une note positive. Le réassureur a dévoilé mardi la mise à jour annuelle concernant les contrats de réassurance de ses lignes de produits dommages et responsabilité (property and casualty, P&C). Une publication importante en ce qu’elle fournit une vue d'ensemble sur la performance financière du groupe, sa stratégie d'adaptation au marché et sa capacité à maintenir une rentabilité stable.

Lors du processus de renouvellement des contrats d'assurance et de réassurance qui a eu lieu en janvier 2025, Scor a enregistré une augmentation de 9,6% de son Estimated Gross Premium Income (EGPI), qui est une mesure des primes brutes estimées que l'entreprise s'attend à recevoir. La nouvelle est d’autant meilleure que ces renouvellements se déroulent dans un contexte où la demande pour la couverture de réassurance reste élevée, mais où l'offre a également augmenté, rendant les conditions légèrement plus compétitives par rapport aux années précédentes.

Fait notable, la hausse a été particulièrement forte dans les segments "Specialty" et "Alternative Solutions", qui ont respectivement progressé de 14,3% et 29,6%. Les premiers concernent des branches spécialisées de l'assurance et de la réassurance, couvrant des risques spécifiques comme l'aviation, la marine, l'énergie ou encore la cyberassurance. Tandis que les seconds sont des solutions de réassurance alternatives, qui peuvent inclure des structures comme les assurances paramétriques, les transferts de risque via le marché des capitaux (cat bonds, sidecars) ou d'autres montages financiers innovants. Dans le même temps, les affaires exposées aux catastrophes naturelles n'ont progressé que de 0,3 % et les branches P&C de 2,9 %. "De plus, Scor a volontairement réduit son engagement sur certains segments jugés plus risqués ou moins rentables, notamment aux États-Unis dans l’activité Casualty (responsabilité civile), dont les primes ont reculé de 11%", observent les analystes de Jefferies.

De fait, "la répartition du portefeuille de Scor montre que la croissance a été fortement orientée vers des activités à plus forte marge et moins volatiles", poursuivent-ils.

Malgré des conditions légèrement plus concurrentielles, Scor anticipe une rentabilité inchangée, grâce, donc à la sélection des risques, mais aussi "à l'évolution limitée des conditions générales des contrats (soit les exclusions, franchises, niveaux de couverture, ndlr) et à l'augmentation de la rétrocession", note pour sa part Bank of America. L’augmentation de la rétrocession signifie que Scor a davantage cédé une partie de ses risques à d’autres réassureurs (rétrocession), ce qui lui a permis de limiter son exposition directe et donc de mieux contrôler son niveau de sinistralité.

Autre élément positif : la confirmation de l'objectif d'un ratio combiné inférieur à 87 % pour l'exercice 2025, malgré les pertes dues aux incendies de forêt de Los Angeles. "La direction de Scor a décrit les pertes dues aux incendies de LA comme étant importantes mais gérables. Bien qu'elle ait refusé de fournir un chiffre précis, elle a indiqué que les pertes devraient rester dans les limites du budget trimestriel pour les catastrophes naturelles" rapporte de son côté AlphaValue. Scor s’étant fixé un budget de 10 % pour les catastrophes naturelles pour l'année 2025, le bureau de recherche indépendant estime l’impact à environ 140 millions d’euros au premier trimestre 2025.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article