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France : un nouvel atout pour la décarbonation ? / La lumière faite sur ses capacités de stockage de CO2

Pilotée par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), une étude indique que la France métropolitaine disposerait d’une ressource d’environ 1,1 milliard de tonnes de stockage de CO2 dans des structures fermées et de 3,7 milliards de tonnes dans des aquifères salins hors structures, soit près de 12 fois ses émissions annuelles actuelles.
Marc Ferracci, ministre de l'Industrie et de l'Energie - Andrea Savorani Neri / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Marc Ferracci, ministre de l'Industrie et de l'Energie - Andrea Savorani Neri / NurPhoto / NurPhoto via AFP

On en sait un peu plus sur un des leviers qui permettra à la France d’atteindre la neutralité carbone. Une étude réalisée sous la supervision de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) révèle que la France métropolitaine dispose d’une ressource d’environ 1,1 milliard de tonnes de stockage de CO2 dans des structures fermées et de 3,7 milliards de tonnes dans des aquifères salins hors structures, soit près de 12 fois ses émissions annuelles actuelles.

Attention, il s’agit d’un volume potentiellement disponible et utilisable pour stocker du C02 qui ne sera cependant pas nécessairement économiquement exploitable dans le futur. L’inventaire a été réalisé par le Bureau de recherches géologiques et minières, Akkodis, Avenia, CVA, Geostock, l’Ifpen, Terega, TotalEnergies et l’Université de Lorraine, avec l’appui de l’Ademe.

Cela répond à une obligation européenne, qui est celle du règlement européen Net-Zero Industry Act, (publié en juin 2024), demandant aux pays européens d’avoir un atlas national des capacités potentielles de stockage géologique. La façade Atlantique, le bassin parisien, le bassin lorrain, le bassin aquitain et le bassin sud-est ont été examinés, ces régions possédant les plus gros potentiels de stockage.

Rappelons que le Giec juge que la séquestration du carbone (qui doit d’abord être capturé puis transporté) est une option crédible pour contribuer à la réduction des émissions provenant de grands systèmes industriels ou énergétiques. En France, les émissions de l’industrie représentent environ 18 % du total des émissions hexagonales.

"Lorsqu’on parle de décarbonation, on parle de supprimer l’utilisation d’énergies fossiles qui lors de leur combustion émettent du CO2. Mais on parle également dans certains cas de CO2 qui ne provient pas des énergies fossiles et en fait qu’on ne peut pas supprimer. Ça, c’est ce qu’on appelle des émissions de CO2 résiduelles", explique-t-on au ministère de l’Industrie et de l’Énergie.

"À ce jour, on ne sait pas produire du ciment, du verre, de la chaux, sans émettre de CO2. Le sujet donc pour la décarbonation de l’industrie, ça va être de le supprimer d’une autre manière que par changement des combustibles et là en l’occurrence, le sujet va être de capter ce CO2 pour pouvoir décarboner totalement notre industrie", ajoute-t-on.

À Bercy, on fait savoir qu’aucun projet n’a été commencé en France et qu’aucun permis de recherche n’a été accordé. "Le jour où cela se passera, il y aura évidemment des procédures de concertation. C’est quelque chose qui est prévu par le Code de l’environnement, mais aussi par le Code minier. Donc, on parle bien d’une première étude mais c’est quand même une étape clé pour la décarbonation de l’industrie", souligne-t-on.

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