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États-Unis : la Fed s’attend à plus d’inflation / Cela pourrait être transitoire
La Banque centrale des États-Unis passe de nouveau son tour. Pour la seconde réunion consécutive de son Comité de politique monétaire (FOMC) aucun mouvement sur le taux d’intérêt directeur n’a été décidé. Pour mémoire, il se situe entre 4,25 % et 4,50 %.
"La nouvelle administration est en train de mettre en œuvre des changements de politique importants dans quatre domaines distincts : le commerce, l’immigration, la politique budgétaire et la réglementation. C’est l’effet net de ces changements de politique qui importera pour l’économie et pour l’orientation de la politique monétaire", a rappelé Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine (Fed), à l’occasion d’une conférence de presse.
"Bien qu’il y ait eu des évolutions récentes dans certains de ces domaines, en particulier la politique commerciale, l’incertitude concernant les changements et leurs effets sur les perspectives économiques est élevée", a-t-il souligné. Aussi, "nous ne devons pas être pressés d’ajuster notre politique monétaire et nous sommes bien positionnés pour attendre une plus grande clarté", a justifié l’Américain.
Cette nouvelle réunion du FOMC a été l’occasion pour ses membres de faire connaître leurs nouvelles prévisions macroéconomiques. En ce qui concerne l’inflation, ils s’attendent à une hausse de l’indice "cœur" (hors énergie et alimentation) des prix des dépenses de consommation personnelle (variable préférée de la Fed) de 2,8 % en 2025, contre 2,5 % dans leurs projections de décembre. "Cela reflète en partie la montée des droits de douane", a indiqué Jerome Powell. "Le scénario central est celui d’un impact transitoire", a-t-il ajouté. Ainsi, en 2026, la progression de l’indice refluerait vers 2,2 %, puis à 2 % en 2027.
Lorsqu’ils réalisent leurs prévisions, les participants au FOMC précisent la nature des aléas les entourant. Dix-huit, contre quinze en décembre, sur dix-neuf, jugent qu’ils sont haussiers à propos de l’inflation.
À première vue, cela n’a pas eu d’impact sur leurs anticipations en matière de trajectoire du taux d’intérêt directeur. En effet, comme en décembre, ils escomptent qu’il s’établira à 3,9 % à la fin de l’année 2025. Mais il s’agit là d’une prévision médiane, cela cache des mouvements aux deux extrémités du spectre. Dans le détail, huit membres prévoient au plus une baisse du taux d’intérêt directeur cette année, contre quatre précédemment. En outre, auparavant, quatre membres s’attendaient à au moins trois baisses, ils ne sont désormais plus que deux.
A noter que dans le même temps, les banquiers centraux américains ont sensiblement révisé à la baisse leur prévision de croissance économique pour 2025, à 1,7 %, contre 2,1 % précédemment. Là encore, ils sont dix-huit, contre cinq en décembre, sur dix-neuf, à juger que la probabilité que le Produit intérieur brut (PIB) augmente moins vite qu’escompté est plus importante que l’inverse.
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