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Macro-économie / Taux / Michelle Bowman

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Michelle Bowman

Fed : Donald Trump propose Michelle Bowman pour gérer la supervision / Les banques jubilent

Membre du Conseil des gouverneurs de l’institution de Washington depuis 2018, Michelle Bowman pourrait devenir vice-présidente en charge de la supervision bancaire. Ses vues sur la question sont jugées plus souples que celles du précédent occupant de ce poste, Michael Barr.
Michelle Bowman - Eric BARADAT / AFP
Michelle Bowman - Eric BARADAT / AFP

Donald Trump veut propulser Michelle Bowman comme numéro deux de la Réserve fédérale américaine (Fed) en charge de la supervision bancaire. "Notre économie a été mal gérée au cours des quatre dernières années et il est temps que ça change. Miki a le savoir-faire pour y parvenir. Je suis convaincu que nous atteindrons des sommets économiques inédits dans l’histoire de notre pays", a déclaré le président des Etats-Unis.

Celle qui est membre du Conseil des gouverneurs de la Fed depuis 2018, nommée à l’époque par Donald Trump, devrait voir sa nomination être avalisée sans difficulté par le Sénat, ce dernier étant contrôlé par les républicains. Elle prendrait la suite de Michael Barr, qui avait abandonné sa mission avant l’accession au pouvoir de Donald Trump par crainte de devoir mener un combat judiciaire interminable dans le cas où le républicain aurait souhaité le limoger. Michael Barr est toutefois toujours membre du Conseil des gouverneurs.

Du côté des banques, un certain enthousiasme se fait sentir. "Depuis son arrivée à la Fed, la gouverneure Bowman s’est distinguée par son approche réfléchie et pragmatique des politiques monétaires et réglementaires", a réagi Rob Nichols, patron de l’American Bankers Association, lobby des banques américaines.

Le secteur avait eu maille à partir avec Michael Barr. La transposition des accords réglementaires de Bâle III proposée par le grand argentier aurait conduit, notamment, les banques à devoir assumer des surcharges sensibles en fonds propres. Un état de fait injustifié et contre-productif, pestait l’industrie bancaire. Michelle Bowman s’était montrée également critique à l’égard des travaux de son collègue. "J’aperçois une voie possible pour mettre en œuvre Bâle III, une approche qui garantirait une calibration plus précise, ainsi qu’une cohérence et une comparabilité internationale accrues. Toutefois, cette mise en œuvre devrait également inclure des ajustements plus ciblés afin d’améliorer l’efficacité et l’efficience de la réglementation", déclarait-elle en juin dernier, lors d’une conférence à Londres.

Avant de devenir banquière centrale, cette femme de 53 ans était commissaire aux banques de l’État du Kansas. Elle fut en outre vice-présidente de Farmers & Drovers Bank, une banque du Kansas. Auparavant, elle avait été collaboratrice du sénateur du Kansas Bob Dole et a aussi été conseillère juridique pour le Comité de la Chambre des représentants sur les transports et infrastructures ainsi que pour le Comité sur la réforme gouvernementale et la surveillance.

Un temps directrice des affaires intergouvernementales et du Congrès à l’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA), elle fut par ailleurs secrétaire adjointe et conseillère politique auprès du secrétaire à la Sécurité intérieure dans l’administration de George W. Bush, Tom Ridge.

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