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Europe; Amérique; Chine

Macro-économie / Taux / Coface / dégradation / secteurs

Macro-économie / Taux
Coface / dégradation / secteurs

Ces secteurs européens qui souffrent encore et encore / Une nouvelle série de dégradations sectorielles chez Coface

Un baromètre Coface des risques pays et sectoriels en droite ligne avec les derniers choix de dégradation opérés. Métallurgie et industrie automobiles connaissant à nouveau leur lot de déclassement sur le Vieux continent. Les États-Unis ne sont quant à eux pas épargnés, bien que cela concerne des secteurs bien différents.
Métallurgie. Photo by SÈbastien Rabany / Photononstop via AFP
Métallurgie. Photo by SÈbastien Rabany / Photononstop via AFP

Une guerre tarifaire dont se serait bien passé le secteur métallurgique. La baromètre Coface des risques pays et sectoriels ne fait pas de mystère sur la difficulté du secteur et particulièrement en Europe. Un triptyque défavorable semble opérer réunissant tant une conjoncture macroéconomique morose, un resserrement des différentes barrières commerciales ou encore une surproduction sidérurgique structurelle sur le globe.

Coface argue en effet qu’à compter de " 2018, les surcapacités de production d’acier, notamment chinoise, ont fragilisé bon nombre d’industries sidérurgiques nationales, en particulier dans les économies avancées". De quoi expliquer que les secteurs métallurgiques soient respectivement notés comme présentant un risque élevé en Europe Centrale et de l’Est et très élevé en Europe de l’Ouest. Un dernier niveau de notation sectoriel qui est désormais celui de la République tchèque, de la Roumanie ou encore du Royaume-Uni et de la Suisse lesquels ont tous été dégradés ces derniers jours par Coface. L’Europe souffrant décidément d’une demande ténue et de tensions énergétiques certaines.

 

Pas épargné

 

Pour autant chez Coface on argue que le reste du monde n’est pas en reste ; étant donné que "les barrières douanières érigées par l’administration Trump sur l’acier (et l’aluminium), 50% depuis le 5 juin, fragilisent la sidérurgie canadienne et mexicaine ". Ces deux pays ont été à leur tour dégradés ainsi que la Corée du Sud et l’Afrique du Sud. Tel un signe que cette guerre commerciale ne devrait faire que peu d’heureux. L’Europe souffre aussi largement sur les thématiques liées à l’automobile et à la chimie avec des pays tels le Royaume-Uni ou la Suisse qui sont mis à mal dans le premier secteur et dans le second le couple franco-allemand est également dégradé tout comme les Pays-Bas et notre voisin outre-Manche.

Un paysage pour le moins pessimiste comme le consent Jean-Christophe Caffet, économiste en chef de Coface, puisqu’au vu de la politique menée par Washington lui et ses équipes arguent que du " côté secteurs, les mesures annoncées et d’ores et déjà effectives nous ont conduits à davantage de déclassements (23 au total), pour seulement 5 reclassements". Des changements qui n’épargnent pas non le pays à la bannière étoilée qui subit plusieurs des déclassements énumérés auparavant.

 

Démolir

 

Le moins qu’on puisse dire c’est que les plans de la nouvelle administration américaine sont loin de susciter l’unanimité parmi les économistes. Jean-Christophe Caffet considère de son côté qu’elle s’est lancée "dans une véritable entreprise de démolition de ‘ l’exceptionnalisme américain". Une authentique croisade contre tout ce qui a, jusqu’ici, fait la ‘grandeur’ du pays et sous-tendu l’universalisme (proclamé) de ses valeurs". Les piliers de l’État américain seraient remis en question dans une liste qu’il énumère comme allant de "la justice et la presse, donc l’Etat de droit, mais aussi l’éducation, la recherche scientifique, la santé publique ".

N’en est pas moins le volet purement commercial, au sein de ce dernier est bouleversé "les chaines de valeur mondiales sur lesquelles les Etats-Unis assoient pourtant leur domination". Pour l’heure, Coface procédé au déclassement des secteurs américains des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et de celui de la distribution. Comme un prémisse de certains dangers énumérés par les équipes de Coface pour l’Amérique du Nord où on retrouve des " chocs potentiels sur les coûts liés aux tarifs et la réduction du pouvoir de fixation des prix pourraient peser sur les marges et accroître les risques d’insolvabilité" ou encore la hausse des taux d’intérêt à long terme. Tout comme une possibilité fermeture du marché chinois aux entreprises américaines pourrait affecter 10 à 15 % de leur chiffre d’affaires.

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