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Commerce; choc; dynamique

Macro-économie / Taux / Pologne / Coface / économie

Macro-économie / Taux
Pologne / Coface / économie

Un ralentissement du commerce mondial qui va finir par se voir / Coface explique que nombre de craintes passées vont se concrétiser en 2026

Les écueils tant redoutés l’année dernière devraient finalement pointer le bout de leur nez lors des prochains mois. Chez Coface, on profite de la publication du dernier baromètre maison des risques pays pour revenir sur les tendances du commerce mondial, et on explique que la décélération de ce dernier en fin d’année dernière devrait se poursuivre en 2026. De quoi trancher avec la hausse du volume des échanges de marchandise de 3,9 % en 2025.
Containers. Photo par JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
Containers. Photo par JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Une crainte qui finit par se concrétiser. Les équipes de Coface exposant l’inéluctable, à savoir que les tensions commerciales ont beau ne pas être à même de mettre à l’arrêt le commerce mondial, elles le freinent néanmoins. Avec deux nuances considérables par rapport à un choc soudain et majeur, à savoir que d’une part là où le taux moyen des droits de douane américains était vu comme pouvant atteindre 36 % ; le taux réellement appliqué s’est avéré être de 9,4 % en novembre 2025.

Un revirement qui s’explique par la vigueur passée des importations américaines, un phénomène maintes fois commenté et expliqué chez Coface comme « alimentée à la fois par une forte augmentation des achats avant l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane, et par une hausse des droits de douane finalement beaucoup plus faible que prévu ». Cependant cette tendance appartiendrait au passé tant « le ralentissement attendu pour 2025 devrait se concrétiser en 2026 », dans la lignée de la fin d’année dernière.

 

Domino

 

Une hypothèse qui devrait se répercuter dans nombre d’indicateurs avancés, parmi lesquels on compte le taux de fret des conteneurs. Décrit tel l’un des principaux indicateurs des coûts de transport du commerce mondial, il est avancé comme devant baisser cette année, en raison d’une part « de l’augmentation de la taille de la flotte et d’un éventuel retour des navires par le canal de Suez qui accentuerait la surcapacité du marché ». Les conséquences des tensions bilatérales seront également à scruter de près, puisqu’elles ont parfois pu bénéficier à un pays tiers.

C’est notamment le cas en Asie du Sud-Est où la réorganisation de l’acheminement des importations américaines a largement profité à certains pays. Parmi lesquels on retrouve le Vietnam, présenté comme le « principal bénéficiaire » de la situation actuelle, avec un chiffrage pour le moins parlant dévoilé par les économistes de Coface : l’augmentation des importations américaines en provenance de cette destination - de près de 43 % en valeur entre janvier et octobre 2025 sur un an - représenterait « près de la moitié de la baisse des importations en provenance de Chine ». Le ton n’est pas le même pour le Vieux continent, les données disponibles pour la zone euro faisant en effet état de volumes commerciaux étant « restés globalement stables (+ 0,3 %) entre janvier et novembre 2025, après avoir reculé de 2,8 % au cours de la même période de l’année précédente ».

 

Exception

 

Le marasme économique européen prenant également d’autres facettes telles que l’incapacité à mettre en œuvre le rapport Draghi ou les problèmes de finances publiques de plusieurs de ses membres. Coface apporte cependant une bonne nouvelle dans son baromètre en signalant la bonne santé de la Pologne et en faisant le choix de la reclasser de A4 à A3, qualifiant la croissance de son économie – 3,6 % en 2025 - telle l’un « des plus dynamiques de la région malgré la stagnation de l’activité économique en Allemagne, son principal partenaire commercial ».

L’étude des causes de cette réussite est exposée comme résultant à la fois d’une importante demande intérieure – permise par un pouvoir d’achat en hausse pour des consommateurs dont le moral est au beau fixe – et d’une inflation dont le niveau est contenu dans son lit. De quoi faire dire aux économistes de Coface que l’économie n’est pas en train de connaître une surchauffe et de considérer que les « perspectives sont très prometteuses ». Les derniers fonds européens issus de la Facilité pour la reprise et la résilience vont continuer à irriguer le pays, tandis que « l’effet retardé de l’assouplissement monétaire en cours devrait donner un nouvel élan aux investissements du secteur privé et améliorer la capacité de dépense des ménages (grâce à la baisse des dépenses hypothécaires) ».

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