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Bruxelles veut donner un nouvel élan au financement de la biodiversité / Un cercle vertueux doit être initié
Un choix gagnant-gagnant. Le système de certification porté par la Commission européenne doit permettre de voler au secours d’une nature en danger sur le Vieux continent : selon les estimations, 80 % de ses écosystèmes seraient en mauvais état. Une méthode scientifique robuste s’appuyant sur des organismes indépendants doit permettre aux acteurs entreprenant des projets visant à restaurer ou préserver la biodiversité, de proposer à la vente des crédits nature.
Un outil devant permettre un changement de paradigme, Jessika Roswall, la commissaire européenne à l’Environnement, espérant qu’alors qu’aujourd’hui "la protection de la nature est perçue comme un coût, […] nous devons commencer à la considérer comme un investissement ". La commissaire explique que les économies du continent sont très largement exposées aux services écosystémiques qui y sont présents.
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Pour autant la commissaire prévient de toute mauvaise interprétation des velléités de la Commission. Il n’est nullement question "de la transformer en marchandise", avance Jessika Roswall mais plutôt de "reconnaître et de récompenser les actions qui la restaurent et la préservent". Sa prise de parole a été l’occasion de présenter ce projet comme un levier crédible pour les entreprises et les investisseurs souhaitant se conformer à leurs engagements en matière de restauration de la nature.
Consciente des problématiques de ces dernières années, elle a également rappelé à quel point il était important que cette initiative soit exempte de tout risque de greenwashing. Pour y parvenir la commissaire européenne a expliqué qu’il était prévu de développer des systèmes de surveillance les plus robustes possibles, associés à une gouvernance transparente. Reste à savoir si cette proposition suscitera l’engouement des acteurs privés.
Traînée de poudre
Maintes fois critiquée pour avoir fait cavalier seul, on essaye à Bruxelles de ne pas rééditer les erreurs du passé et on compte faire émerger des liens au niveau mondial. Le retour d’expériences des travaux menés de par le monde étant considéré comme essentiel pour construire les crédits natures, tout comme l’apparition de normes communes de par le globe.
On reste également réaliste, il n’y a pas d’utopie à avoir et il ne s’agit pas d’une solution miracle. Il faudra une démarche bien plus large pour que la préservation et la restauration de la biodiversité deviennent une réalité. Le secteur privé n’est pas en reste à en croire Jessika Roswall, qui se réjouit que "les institutions financières commencent à considérer la perte de biodiversité comme un risque important à atténuer" ou encore que "les assureurs investissent dans des solutions fondées sur la nature pour réduire les dommages causés par les inondations et les incendies".
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