WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Evenements / Sommet pour l'action sur l'IA / Investissements / centres de données

Evenements
Sommet pour l'action sur l'IA / Investissements / centres de données

Un an après le Sommet pour l’action sur l’IA de Paris, place au bilan / Où en sont les 109 milliards d’euros d’investissements privés annoncés ?

Le premier anniversaire du Sommet mondial pour l’action sur l’intelligence artificielle de Paris, qui s’était accompagné de l’annonce d’un total de 109 milliards d’euros d’investissements privés - dont une très large part consacrée aux infrastructures de calcul et parfois détaillés ou suivis à Choose France et Choose France édition France – a permis à Bercy de faire un point d’étape quant aux avancées concrètes des buts qui y sont reliés. Sur les 13 porteurs de projets (il est vrai, se réalisant par phase) ayant communiqué des nouvelles à ces occasions, plus des trois quarts ont déjà sécurisé un site.
Bercy. (Photo de Stéphane FRANCES / ONLY FRANCE / Only France via AFP)
Bercy. (Photo de Stéphane FRANCES / ONLY FRANCE / Only France via AFP)

Il s’agissait de l’une des grandes promesses du Sommet mondial pour l’action sur l’intelligence artificielle (IA) de Paris : attirer, en masse, des investissements en France pour y développer les infrastructures de calcul nécessaires au développement de la technologie. Alors que cet évènement - ayant rassemblé la crème de la Tech française et internationale, des décideurs, régulateurs et patrons du monde entier, représentants et autres experts de premier rang de l’IA - souffle aujourd’hui sa première bougie, l’heure est au point d’étape. « Ce Sommet a marqué un tournant, il y a eu un ‘avant’ et un ‘après’. Disons-le clairement, la France a confirmé sa position parmi les leaders mondiaux de l’IA », a assuré la ministre déléguée chargée de l’IA et du Numérique, Anne Le Hénanff, lors d’un évènement organisé à Bercy ce mardi.

Ce Sommet portait un certain nombre de promesses et de pistes d’avancées pour la France en matière d’IA, a souligné la ministre. Parmi eux : l’affirmation d’une filière française d’IA d’excellence - entre ses chercheurs, ses entreprises, et ses talents -, la poursuite de la structuration d’un écosystème de recherche de haut niveau, une meilleure diffusion de l’IA au sein de l’Etat et de l’économie, le portage d’une IA responsable et donc, bien sûr, des investissements dans les infrastructures de calcul. Et de fait, 109 milliards d’euros d’investissements privés avaient alors été annoncés. Ils avaient, pour certains, été détaillés par la suite, lors de Choose France et de Choose France édition France. « La Sommet de Paris avait placé les centres de données au cœur de notre stratégie. Et un an après, ces annonces se concrétisent déjà », a ainsi indiqué Anne Le Hénanff.

Dans le détail, parmi les 13 porteurs de projets ayant formulé des annonces lors de ces trois évènements, plus de 75 % ont déjà sécurisé un site. Ceci traduisant un nombre de 26 de ces derniers, pour les 10 porteurs de projets concernés, correspondant à 5,8 gigawatts de puissance électrique disposant d'un engagement de raccordement. Cette vingtaine de sites fait partie des 63 à avoir été identifiés par l’État comme adaptés à l’accueil de centres de données, sur la base de critères combinant la disponibilité foncière, la capacité de raccordement au réseau électrique et l’acceptabilité locale.

 

Certains exemples emblématiques

 

Parmi les projets les plus avancés et concrétisés, l’on retiendra quelques exemples emblématiques. Il y a celui porté par OpCore, une co-entreprise du groupe Iliad et du fonds d’investissement InfraVia, qui a lancé un projet de centre de données sur le site de l’ancienne centrale thermique d’EDF en Seine-et-Marne. Une manière de réhabiliter un foncier industriel désaffecté, se félicite Bercy. Il bénéficiera d’un raccordement accéléré dit « fast track » au réseau électrique, comme cinq autres sites, grâce à une procédure mise en place par l’État et le gestionnaire de réseau de transport d’électricité français (RTE). Elle permet de réduire à 3 ou 4 ans les délais pour des sites d’implantation dont la puissance visée est supérieure à 400 mégawatts.

On y retrouve également le projet « Campus IA ». Il est porté par une co-entreprise regroupant le fonds souverain d’Abu Dhabi spécialiste de la Tech MGX, Bpifrance, Mistral AI et Nvidia. Dans la lignée des accords de coopération entre les Émirats arabes unis et la France qui avaient été signés lors du Sommet, ses différentes parties prenantes avaient été dévoilées lors de Choose France. Un chiffre d’investissement de 30 à 50 milliards d’euros avait été évoqué en février dernier. Il prévoit, de son côté, la création d’un campus européen dédié à la technologie en Seine-et-Marne, intégrant des centres de données de dernière génération ou bien des infrastructures de calcul de haute performance. Il a profité, le 26 janvier, de la première formalisation de raccord « fast track ».

 

Pour ne pas ralentir la cadence

 

Il y a enfin le projet porté par le Français Eclairion, qui a établi son premier centre de données à Bruyères-le-Châtel, avec un investissement initial de 300 millions d’euros sur trois ans. La première phase du projet accueillera des clients comme la pépite française de l’IA, Mistral. Dans la lignée des annonces du Sommet, France 2030 soutient le projet porté par Eclairion à hauteur de 29 millions d’euros. L’engagement de raccordement a aussi été signé.

« Ce type de projet [de centre de données] se réalise par phase », a de son côté rappelé Thomas Courbe, Directeur général des Entreprises à Bercy. Pour que la France reste bien lancée sur cette dynamique et que l’ensemble des annonces alors communiquées puissent se matérialiser, la France compte poursuivre ses efforts. À cette fin, une « task force » interministérielle, pilotée par la Direction générale des Entreprises (DGE) a été mise en place et réunit notamment Business France ou RTE. Elle est chargée de faciliter l’appariement entre les différents porteurs de projets et le foncier disponible, d’accompagner le déploiement et de sécuriser les conditions d’implantation technique, économique et territoriale des centres de données. Selon Bercy, 52 entreprises bénéficient à date de l’accompagnement de cette cellule de l’État.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article