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Entreprises / Actions / Sommet pour l'action sur l'IA / Clara Chappaz / Intelligence artificielle

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Sommet pour l'action sur l'IA / Clara Chappaz / Intelligence artificielle

Ce que les entreprises peuvent attendre du Sommet pour l’action sur l’IA / Des projets d'investissements pour les capacités de calcul devraient se faire connaître

En amont du Sommet mondial pour l’action sur l’intelligence artificielle (IA) qui se tiendra à Paris à compter de la fin de la semaine prochaine, la ministre déléguée chargée de l'IA et du Numérique, Clara Chappaz, a détaillé de quelles manières les entreprises françaises allaient pouvoir en tirer parti. Certaines d’entre elles ont été invitées à se rendre à l’évènement qui se tiendra au Grand Palais, tandis que le "business day" organisé à la Station F en parallèle pourrait leur permettre d’accélérer sur le plan des affaires. Cette séquence devrait aussi être l’occasion d’annoncer certains investissements, visant plus particulièrement à soutenir les capacités de calcul nationales.
Clara Chappaz, ministre déléguée de l'IA et du Numérique en conférence de presse à Bercy (Photo by Daniel Dorko / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Clara Chappaz, ministre déléguée de l'IA et du Numérique en conférence de presse à Bercy (Photo by Daniel Dorko / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Le compte à rebours est lancé. À partir de la fin de semaine prochaine, les projecteurs seront braqués sur la capitale française où se déroulera le Sommet mondial pour l’action sur l’intelligence artificielle (IA). Les premières journées scientifiques se dérouleront le 6 et 7 février, tandis qu’après un week-end "culturel", les deux grands temps forts de l’événement seront à prévoir les 10 et 11 février. Un forum se déroulera sur ces deux jours au Grand Palais, qui accueillera notamment les chefs d’États.

Et le mardi, à la Station F, se tiendra un "business day", plus particulièrement réservé aux entreprises. Car ce sommet sera évidemment l’occasion de mettre en avant un écosystème entrepreneurial tricolore d’IA florissant. À date, 751 start-ups sont installées sur ce terrain en France. Elles ont levé toutes ensemble 13 milliards d’euros depuis leur création et ont créé 36 000 emplois. Un ensemble dynamique, puisque 115 de ces jeunes entreprises ont été fondées entre 2023 et 2025, avec une part de 64 % l’ayant été en 2023. À noter également que la santé est le premier des secteurs dans lequel les start-ups développent des cas d’usage, comme Aqemia ou Owkin entre autres, dont les modèles d’IA générative permettent de dénicher de nouveaux médicaments.

"Pourquoi un sommet ici en France ? Parce qu’il est important, dans cette période où l’on commente beaucoup ce qui se passe dans le monde, de se rappeler que nous avons un écosystème puissant. […] J’étais aux États-Unis il y a quelque temps et j’ai été frappée par le fait que l’on me parlait presque plus des entreprises françaises que ce nous entendons parfois ici", a relevé la ministre déléguée chargée de l’IA et du Numérique, Clara Chappaz, lors d’une conférence de presse à Bercy. Si cet événement sera donc l’occasion de mettre ces entreprises en lumière, reste à savoir comment elles pourront véritablement en tirer parti.

 

La French Tech au Grand Palais

 

Premier levier : mettre les plus innovantes d'entre elles au cœur de la mécanique. Mistral AI, Alan et Pigment font par exemple partie de celles qui ont été sélectionnées pour assister le 10 février au sommet du Grand Palais. L’occasion de côtoyer les plus grands de leur domaine, des chercheurs, des décideurs, des chefs d’États et membres de gouvernements, qui y seront rassemblés pour discuter d’IA. "Ce n’est pas anodin. Le fait qu’un sommet international donne de la place à ces jeunes entreprises très innovantes, et pas seulement à celles qui sont les plus installées, est un signal fort de l’attractivité de leurs solutions", a assuré Clara Chappaz.

Le "business day" à la Station F, où 4 000 personnes sont attendues, aura de son côté l’ambition de montrer les meilleurs cas d’usage possibles, d’avancer sur le sujet de l’accélération de l’adoption de la technologie, nécessaire au développement des entreprises qui en sont à l’origine et, forcément, de faire des affaires en étant en contact avec des investisseurs et clients potentiels, de sorte que cette grande réunion d'acteurs de l'IA puisse vraiment être bénéfique pour les entreprises.

 

Entrer dans une troisième phase

 

"Au-delà du sommet, c’est aussi l’occasion pour nous, le gouvernement, de voir comment on peut accélérer", a poursuivi Clara Chappaz. La stratégie pour l’IA mise en place en 2018 par Emmanuel Macron devrait en effet entrer dans une troisième phase, a expliqué la ministre. "Le Premier ministre l’a annoncé lors de son discours de politique générale, c’est une vraie priorité, notamment en ce qui concerne la diffusion de l’IA dans les services publics", a indiqué Clara Chappaz. Les différents ministères devraient donc se saisir du sommet pour annoncer comment, en fonction des feuilles de routes différentes, par exemple dans le domaine de la santé et de l’éducation, ils comptent soutenir les talents, les entreprises et l’adoption de la technologie.

Surtout, le dévoilement de projets d’investissements "importants", selon Clara Chappaz, devrait figurer au programme. Et tout particulièrement s’agissant des capacités de calcul et des infrastructures nécessaires à cela. "Nous avons en France de l’énergie verte et décarbonée et un certain nombre d’annonces pendant le sommet vont montrer à quel point nous aurons les capacités de pouvoir, ici en France, entraîner ces modèles et donner à nos chercheurs et nos entreprises ce dont ils ont besoin", a fait savoir la ministre. Un point crucial dans cette course, sur lequel avait notamment insisté le rapport de la Commission de l’IA rendu au président de la République l’année dernière.

D’autant plus que le sujet fait grand bruit ces dernières semaines, entre le projet "Stargate" américain qui devrait mobiliser 500 milliards de dollars dans les prochaines années pour bâtir des infrastructures pour l’IA et la déferlante chinoise DeepSeek, ayant montré qu’il était possible de produire des modèles promis tout aussi performants et à bien moindres coûts. "Ces différentes annonces montrent plus que jamais à quel point la course à l’IA n’en est qu’au début. […] Rien n’est joué. L’écart (entre les montants investis aux États-Unis et en Chine) nous montre quelque chose, c’est que cela ne fait que commencer", a ajouté Clara Chappaz.

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