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USA; production; 2025

Macro-économie / Taux / électricité / charbon / Agence internationale de l'énergie

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électricité / charbon / Agence internationale de l'énergie

Le charbon n’arrive pas à bouleverser son destin / Son déclin pointe le bout de son nez à compter de 2026

Une conjoncture qui ne bouleverse pas les grands équilibres, voici en substance le message contenu dans le point d’étape de mi-année sur le charbon produit par l’Agence internationale de l’énergie. Cette dernière y explique que la baisse de la consommation de charbon dans plusieurs économies avancées ne devrait pas empêcher l’appétit global d’augmenter en 2025 en grande partie du fait des États-Unis et d’une baisse de la consommation industrielle.
Busy coal transportation in Lianyungang
Busy coal transportation in Lianyungang

Propre et magnifique. Le président américain Donald Trump ne tarit pas d’éloge ces derniers mois pour une énergie fossile dont il entend bien relancer la production sur le sol américain. Pour l’heure le premier semestre 2025 devrait ravir l’occupant de la Maison Blanche, étant donné que la consommation de charbon y a progressé de près de 10 % aux États-Unis.

Parmi les éléments ayant favorisé cette forte hausse, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) relate que c’est la progression de la demande d’électricité couplée à des prix du gaz naturel plus élevé qui a nourri une hausse de la consommation de charbon. Loin des dynamiques prévalant ailleurs et notamment en Asie, on y observe en effet que la demande de charbon a diminué en Chine et en Inde. Les principales raisons évoquées pour expliquer cela sont d’une part une consommation d’électricité relativement faible et de l’autre des énergies renouvelables qui occupe dans ces pays une part de plus en plus grande dans la production d’électricité.

 

Immuable

 

La grande tendance de fond n’est pourtant pas à chercher dans ces derniers mois mais plutôt dans des "facteurs structurels sous-jacents de l’utilisation mondiale du charbon [qui] restent globalement inchangés ". Du côté de l’AIE on communique sur des prévisions en droite ligne avec le rapport annuel dédié, comme depuis de longs mois y est question d’une progression marginale de la demande mondiale de charbon cette année avant une baisse ténue l’an prochain. De quoi ramener la demande légèrement en dessous de ses niveaux de l’année dernière.

Pour parvenir à un tel résultat le revirement politique américain en faveur du charbon n’a pas été négligé, cependant il semble avoir été contrebalancé par les multiples révisions à la baisse de la croissance sur le globe. Keisuke Sadamori, directeur des marchés de l’énergie et de la sécurité de l’AIE, n’exclut pas pour autant des variations conjoncturelles non négligeables et ce dans plusieurs géographies que ce soit en raison de conditions météorologiques changeantes et du degré actuel élevé d’incertitude économique et géopolitique.

 

Empire du charbon


Le marché de l’une des plus importantes sources d’énergie fossile comporte néanmoins un fort tropisme étant très largement dépendant des soubresauts de la santé chinoise. Le pays consommant pour près de 30 % de charbon de plus que le reste du monde. Son utilisation dans les procédés liés à la production d’acier et de produits chimiques en est notamment la cause.

De quoi donner des maux de tête aux exportateurs de charbon au moindre signe de ralentissement de l’économie de l’Empire du milieu. Ce ne sont pas les prévisions de l’AIE qui devraient rassurer ces pays étant donné que les volumes du commerce du charbon sont anticipés en baisse tant pour 2025 que pour 2026. De quoi constituer la première séquence de baisse sur deux ans depuis le début de ce siècle. Pour l’heure les prix mondiaux sont en berne en raison d’une offre excédentaire qui n’en finit plus de persister. Les conséquences ne se font pas attendre pour l’agence, laquelle considère que les pays producteurs pourraient connaître des difficultés économiques. Au rang des perdants on retrouverait l’Indonésie qui "devrait enregistrer la plus forte baisse de la production en volume en 2025" ou encore "les exportateurs de charbon russes [qui] sont confrontés à la pression économique la plus aiguë en raison des conditions actuelles du marché".

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