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FMI; OCDE; Buenos Aires

Macro-économie / Taux / Argentine / Javier Milei / Fonds monétaire international

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Argentine / Javier Milei / Fonds monétaire international

L’Argentine s’attire les faveurs du FMI / Les efforts entrepris par Javier Milei sont salués

Un premier examen passé avec brio. Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international vient de saluer les engagements pris par les autorités argentines. Ces derniers jours ont en effet vu être soulignés les efforts effectués par l’administration de Javier Milei que ce soit sur le plan budgétaire, de la croissance ou encore du côté de la politique monétaire.
Javier Milei peut avoir le sourire. Photo by Martin Cossarini / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Javier Milei peut avoir le sourire. Photo by Martin Cossarini / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Les relations sont décidément au beau fixe entre Buenos Aires et les institutions internationales. C’est au tour du Fonds monétaire et international (FMI) de pousser Javier Milei et son gouvernement à persévérer dans leurs efforts pour réformer le pays ; Quelques semaines auparavant c’était l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui avait porté un message similaire.

Le moins que l’on puisse dire est que le conseil d’administration du FMI est pour le moins content des efforts déployés pour l’heure, jugeant que "la mise en œuvre rigoureuse des politiques a favorisé une transition en douceur vers un régime de taux de change plus flexible, avec une baisse de l’inflation et une croissance économique soutenue". De quoi lui faire annoncer que ce premier examen est réussi dans le cadre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) de 48 mois accordé à l’Argentine, lequel "permettra le décaissement d’environ 2 milliards de dollars américains ".

 

Perfusion

 

De quoi porter à quelque 14 milliards de dollars les fonds versés à l’Argentine et ce alors que le programme prévoit de pouvoir aller jusqu’à près de 20 milliards de dollars. Pourtant l’institution est bien obligée de constater que l’objectif quantitatif fixé à la mi-juin pour l’accumulation des réserves internationales nettes n’a pas été atteint. Pour autant elle se satisfait que d’autres critères aient quant à eux été respectés et surtout que "des mesures correctives ont été mises en œuvre pour rapprocher les réserves de l’objectif".

Une décision que Kristalina Georgieva, directrice générale, a tâché d’expliquer au vu d’un environnement extérieur qualifié de "difficile" lui permettant de qualifier le démarrage du programme de stabilisation comme étant "solide". Elle a ainsi fait l’éloge de politiques macroéconomiques rigoureuses ayant "facilité la transition vers un régime de taux de change plus flexible" et a permis l’assouplissement de la plupart des restrictions et contrôles sur les changes.

 

Bout du chemin

 

Pour autant l’inflation a beau rentrer petit à petit dans son lit et la pauvreté quelque peu reculée, tout n’est pas parfait pour autant et ce particulièrement concernant l’intégration de l’Argentine aux marchés de capitaux. Elle y a certes fait son retour plus tôt qu’espéré, il n’en demeure pas moins que les écarts de taux restent élevés pour l’heure. Kristalina Georgieva a tracé les grandes lignes à respecter pour l’Argentine dans les mois à venir et a souligné à quel point "l’objectif d’un déficit global nul reste le principal pilier de la politique économique. La discipline et le contrôle des dépenses garantissent le respect de l’objectif des autorités, qui est d’atteindre un excédent primaire de 1,6 % du PIB cette année". Appelant le président argentin à ne pas relâcher ses efforts, elle lui a rappelé qu’il fallait veiller à "ce que toute nouvelle initiative fiscale ou de dépenses soit entièrement financée ", ce qui n’est pas une mince affaire à l’approche d’élections importantes pour disposer d’une majorité présidentielle.

Les autres efforts prioritaires consistent d’une part à s’attacher à clarifier au mieux le régime monétaire à moyen terme pour lutter contre l’inflation et ce tout en en reconstituant les réserves de changes nationales. Des conditions jugées indispensables pour permettre à l’Argentine d’être mieux lotie sur les marchés internationaux de capitaux et de disposer d’une meilleure capacité à absorber les chocs.

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