Macro-économie / Taux / OCDE / Exportations / Argentine / Chine / Russie
Macro-économie / Taux
OCDE / Exportations / Argentine / Chine / Russie
Les restrictions à l’exportation sont sur la pente descendante / Un grand nombre de produits agricoles sont concernés
Des restrictions bien loin de leur sommet du premier semestre 2024. C’est le moins qu’on puisse dire au vu des données partagées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), cette dernière expliquant qu’elles – les entraves à l’exportation des cultures essentielles - ont effectivement été réduites de près de 50 % - sur la période allant d’août 2024 à juin dernier – ce qui est loin d’avoir amélioré la situation pour toutes les géographies et typologies d’exportation.
Un certain nombre de pays s’est également montré pour le moins actif entre janvier 2024 et le milieu de cette année ; les équipes de l’OCDE constatant qu’environ "85 % des restrictions à l’exportation sur les cultures de base entre janvier 2024 et juin 2025 ont été mises en œuvre par quatre pays : l’Inde, la Russie, l’Argentine et l’Ukraine". Buenos Aires vient cependant de lever provisoirement les taxes sur les exportations de céréales – jusqu’au 31 octobre pour l’heure – afin d’attirer davantage de dollars dans l’économie pour faire face à l’échéancier de sa dette.
Hétérogène
Pour autant la diminution des mesures est réelle explique-t-on du côté de l’institution, notamment de la part du gouvernement indien qui a "supprimé ses interdictions d'exportation, ses quotas, ses taxes et ses prix minimums à l'exportation sur le riz, supprimant ainsi la quasi-totalité de ses restrictions à l'exportation ciblant le riz, à l'exception de ses exigences de licence". L’Argentine et la Russie ont également supprimé une partie des mesures que leurs gouvernements avaient érigées.
Il faut malheureusement attendre bien souvent de longs mois avant de voir les restrictions à l’exportation disparaître. Les voltefaces sont très peu nombreuses puisqu’elles ne sont qu'au nombre de 2 % - proportions des mesures ayant duré moins d’un mois – et bien souvent les choix pris sont là pour durer avec 44 % d’entre eux qui durent plus d’un an. L’OCDE note que bien souvent il est fait usage de quotas et d’interdictions d’exportation pour le riz alors qu’il est plus courant pour le maïs et le soja d’observer des taxes à l’exportation. Il ne semble pas avoir de méthode privilégiée concernant le blé.
Cible
Une diversité de méthodes qui n’empêche pas certaines cultures d’être plus largement sujettes à des entraves que d’autres. On constate ainsi que le riz est " le produit le plus fréquemment restreint […] représentant 39 % des restrictions à l'exportation imposées, suivi par le blé (23 %), le maïs (17 %), le soja (16 %) et le groupe des produits mixtes (5 %)". Certains pays tels que la Chine maintiennent des exigences de licences depuis de longues années sur le blé depuis 2008 et sur le riz depuis 2019 couplé à une interdiction d’exportation de blé en vigueur depuis 2022. L’Inde a également des exigences de licences sur le riz depuis 2015.
Des décisions loin d’être neutres, l’OCDE appelant à ne pas s’y habituer et pointant des restrictions à l'exportation qui "risquent d'avoir des répercussions négatives sur les chaînes d'approvisionnement mondiales".
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