Macro-économie / Taux / Banque centrale européenne / défense / déficit public
Macro-économie / Taux
Banque centrale européenne / défense / déficit public
Les ménages ne sont pas dupes concernant les déficits publics / Ils anticipent un effort important du Vieux continent sur la défense
Aux mêmes maux des remèdes différents. Bien que les ménages européens partagent majoritairement l’idée de dépenses de défense plus importantes à l’avenir, qui auront un impact conséquent pour le déficit public, cet effort n’est pas attendu de la même ampleur par tous. Et la proportion qui reposera sur des financements publics varie également. L’enquête sur les attentes des consommateurs (CES) réalisée entre février et mai 2025 pour le compte de la Banque centrale européenne (BCE) révèle ces lignes de fractures.
Les données mises à disposition révèlent en effet que pas moins de 43 % des répondants pensent que l’effort de défense reposera essentiellement sur l’augmentation de la dette publique. Là où à l’inverse d’autres voies de financements sont privilégiées telles que la réduction des autres dépenses (29 % des sondés), tandis qu'une hausse des impôts est attendue par 28 % des ménages interrogés. Des solutions pouvant effectivement limiter l’explosion du déficit public même si elles sont loin d’être indolores économiquement.
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Une autre croyance ancrée chez les ménages du Vieux continent est que cette augmentation des dépenses en direction de ce secteur serait à même de raviver la flamme de l’inflation. Les auteurs arguent en effet qu’une " proportion importante des ménages (67 %) pense que l’augmentation des dépenses de défense entraînera une inflation plus élevée, environ la moitié s’attendant à une augmentation limitée de l’inflation".
Le son de cloche est très différent concernant l’impact de cet effort pour l’activité économique, les répondants sont cette fois très partagés sur la question. Uniquement 27 % d’entre eux tablent sur une hausse de celle-ci, 33 % pensent qu’elle restera la même et enfin 41 % anticipent une diminution. On peut penser que les Européens estiment que ce sont les industries d’autres économies qui vont bénéficier des fonds débloqués par leurs gouvernements.
Crainte
Une constante demeure cependant, non pas celle du bien-fondé ou non de ces dépenses mais plutôt de la capacité ou non de leur pays à effectuer cet effort. Pas moins de 68 % des répondants considèrent que le niveau de la dette publique constitue bel et bien "un problème majeur dans le pays où ils vivent ". Impossible de ne pas appréhender cette information comme étant comprise par les ménages lorsqu’il est question des effets potentiels de l’augmentation des dépenses de défense sur leur quotidien, au vu des ressources publiques contraintes.
Cette contrainte n’est pas la même partout sur le continent, étant donné que les donnés révèlent que les "Pays-Bas, l’Irlande et l’Allemagne font partie des pays ayant le plus petit pourcentage de répondants qui considèrent la dette publique comme un problème majeur, tandis que l’Italie, la France et la Grèce font partie de ceux qui ont les pourcentages les plus élevés".
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