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médiation du crédit / Banque de France
Les issues des saisines à la Médiation du crédit se révèlent toujours plus favorables / Le taux d'éligibilité des dossiers s'oriente en revanche à la baisse
Une efficacité confirmée. Au premier semestre de 2025, les demandes de médiation du crédit éligibles ont abouti favorablement dans 66 % des cas, détaille le rapport produit par la Banque de France sur l’un de ses services d’aide aux entreprises. L’illustration d’un taux de succès en amélioration continue – 64 % en 2024, 60 % en 2023 et 43 % en 2022 – et signalant, par ailleurs, la pertinence de ce dispositif "pour aboutir à des solutions pragmatiques de nature à dépasser les difficultés de financement de l’entreprise", souligne la Banque de France. Les interventions des médiateurs départementaux ont ainsi permis de préserver 3 245 emplois, au sein de 320 entreprises dans les territoires.
Dans le détail, 546 dossiers ont été éligibles à la Médiation du crédit sur les six premiers mois de l’année. Un niveau qui confirme la normalisation des saisines enclenchée en 2022, dans un contexte de faible demande de crédit et d’un accès plutôt aisé au financement, observe l’institution. En très grande majorité, à hauteur de 83 %, les demandes sont en provenance de TPE de moins de 11 salariés, exerçant dans les services (51 %), le commerce (24 %) ou de la construction (10 %). Les saisines découlent par ailleurs, principalement, de difficultés relatives à des financements précédemment octroyés, à l’instar de ruptures de financement bancaire existant, ou encore de réaménagement de dette de banque portant (ou non) sur des prêts garantis par l’État.
Écart marqué
Le taux d’éligibilité des demandes de médiation s’affiche en revanche, de son côté, en recul : à 42 %, il représente ainsi un écart marqué par rapport à la situation pré-pandémique, puisqu’il dépassait alors les 60 %. Une tendance s’expliquant par plusieurs facteurs, indique la Banque de France, tenant de l’évolution de la nature des demandes. Tout d’abord, certaines d’entre elles sont trop tardives au regard de la trajectoire financière de l’entreprise, trop dégradée (fonds propres négatifs, risque de cessation de paiements) lors de la saisine pour pouvoir relever de la Médiation du crédit. Des cas en augmentation, indique la Banque de France, puisqu’ils sont passés de 13 % des motifs identifiés en 2022, à 22 % au premier semestre de 2025.
Ensuite, plus d’un tiers des motifs d’inéligibilité au cours de la période ont résulté d’un renoncement direct ou indirect de l’entreprise, du fait d’un besoin qui n’était plus avéré ou parce que les documents nécessaires à son instruction n’avaient pas été produits. Il reste enfin des demandes ayant été inéligibles par nature, car hors champ de la médiation du crédit, ayant pu être orientées vers d’autres dispositifs, comme celui des conseillers départementaux aux entreprises en difficulté.
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