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Emploi : les entreprises françaises lèvent le stylo / Un été maussade en perspective

Selon le dernier baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi, les intentions d’embauche reculent nettement en France pour le troisième trimestre 2026. Seules 24 % des entreprises prévoient de recruter entre juillet et septembre, un niveau en baisse de sept points sur un an et de six points par rapport au trimestre précédent. La prévision nette d’emploi passe en territoire négatif pour la première fois depuis 2021.
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail - Photo par LUDOVIC MARIN / AFP
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail - Photo par LUDOVIC MARIN / AFP

Les difficultés du marché du travail se confirment. Après plusieurs années de forte tension sur le recrutement, les entreprises françaises affichent davantage de prudence.  D’après le baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi, 24 % des employeurs interrogés envisagent d’augmenter leurs effectifs au troisième trimestre 2026, contre 30 % au trimestre précédent et 31 % un an plus tôt.

D’autre part, prévision nette d’emploi (NEO), qui mesure l’écart entre les entreprises prévoyant d’embaucher et celles anticipant des réductions d’effectifs, s’établit à -2 points. En recul de 17 points par rapport au deuxième trimestre et de 18 points sur un an, cet indicateur devient négatif pour la première fois depuis le premier trimestre 2021, rapporte l’enquête réalisée entre le 1er et le 30 avril 2026 auprès 1 101 employeurs.

Cette évolution intervient dans un contexte économique moins favorable. Les tensions inflationnistes persistantes et les incertitudes géopolitiques, notamment liées au conflit au Moyen-Orient, continuent également d’affecter la confiance des ménages et des entreprises.

Pour autant, au sein de ManpowerGroup, on appelle à relativiser ce repli. « Le marché de l'emploi français donne ses premiers signes de prudence. Il serait pourtant inexact d'y voir un signal d'alarme : ce repli s'inscrit dans une normalisation progressive, un retour à des niveaux de marché plus habituels après plusieurs années d'effervescence », explique Benoît Derigny, président de ManpowerGroup France.

Selon lui, cette phase correspond davantage à un ajustement qu’à un retournement brutal du marché. Certains secteurs continuent même d’afficher des besoins de recrutement soutenus, notamment dans l’énergie, la défense ou encore l’aéronautique, portés par les problématiques géopolitiques et industrielles.

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