Macro-économie / Taux / TPE / PME / Denis Le Bossé / Cabinet Arc
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TPE / PME / Denis Le Bossé / Cabinet Arc
Ces chefs d’entreprise qui ne voient pas le bout du tunnel / Tant pour la France que pour leur entreprise
Une succession de crises qui place la France dans une situation pour le moins délicate. Denis Le Bossé, président du Cabinet ARC, confie à WanSquare que cela « fait plusieurs années qu’on a des évènements défavorables qui se succèdent en France et là ce qui se passe sur l’énergie a des conséquences sur de nombreux secteurs allant de l’aérien à la plasturgie en passant par l’agroalimentaire ». Ce qui explique la confiance limitée dans l’avenir proche qu’expriment les dirigeants d’entreprises dans le baromètre réalisé avec l’IFOP.
De quoi engendrer une optimisation du cash, le président du Cabinet ARC la voyant prendre à la fois la forme « d’une réduction des investissements en dehors de ceux de nécessité et d’une gestion fine des flux de trésorerie ». C’est peu dire que cette bonne gestion est essentielle, étant donné que 72 % des sondés anticipent que la conjoncture économique va conduire à une augmentation des dépôts de bilan parmi leurs clients.
Attendre
Pas de miracle à attendre du côté de l’investissement lors des prochains mois, le dirigeant expliquant que « derrière les effets d’annonces de quelques milliards, on ne voit pas une dynamique généralisée qui prend à partir de Choose France. On sent qu’il n’y a pas de mouvement qui se crée sur l’investissement ». Il considère qu’il y a un bien une forme de ruissellement sur l’IA, un secteur hyperspécialisé qui parviendrait à combler le ralentissement enregistré sur l’investissement informatique.
Une fois de plus, ce sont certaines catégories d’entreprises qui arriveraient anticiper et à être agile. Une situation dans laquelle on retrouve peu les TPE et les PME, au sujet desquelles Denis Le Bossé explique qu’elles sont trop souvent « victimes d’un rapport de force qui se généralise et les tétanise à l’idée de réclamer leur dû, parce qu’elles ont peur de perdre des marchés. Dans une période d’euphorie on n’hésite pas à le faire et on sait qu’on trouverait un autre contrat ailleurs ». De quoi alimenter largement les quelque 79 % des entreprises interrogées allongeant les délais accordés à leurs fournisseurs pour absorber leurs tensions de trésoreries.
Endémique
Des entreprises qui manifestent leur insatisfaction en étant quelque 59 % à approuver la proposition du sénateur Olivier Rietmann, laquelle consiste « à plafonner le montant de l’amende administrative à 1 % du chiffre d’affaires de l’entreprise sanctionnée. En effet, le mécanisme actuel visant à limiter le montant de cette amende à 2 millions d’euros ne convainc plus qu’1 entreprise sur 3 ». Les évolutions à venir telle que la mise en place des factures dématérialisées ne sont pas vues comme un élément miraculeux, tant dans le secteur public cela n’a pas permis de réduire les délais de paiements.
Un autre élément de l’actualité interpelle Denis Le Bossé, lequel voit une « leçon à tirer des 68 % des liquidations judiciaires concernant des entreprises avec un capital de moins de 10 000 euros, c’est un nouveau signe d’un manque de fonds propres et d’une sous-capitalisation des firmes françaises ». Tout comme l’immense majorité du million d’entreprises crées annuellement voit peu d’entre elles partir avec un capital supérieur à 100 000 euros.
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