Macro-économie / Taux
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PLF 2027 : le gouvernement commence à dévoiler son jeu / Les premiers arbitrages budgétaires transmis au Parlement
Le cadre budgétaire pour 2027 se précise. Transmis mercredi soir aux parlementaires, le tiré-à-part du projet de loi de finances (PLF) pour 2027, prévu par l'article 48 de la loi organique relative aux lois de finances, présente les plafonds de crédits envisagés pour chaque mission du budget général.
Ainsi, le gouvernement prévoit que les dépenses des ministères, hors défense, progresseront à un rythme « environ quatre fois inférieur à l'inflation ». Selon l'exécutif, l'État est la composante des administrations publiques qui supportera l'effort le plus important. Les dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales seraient appelées à évoluer au rythme de l'inflation, tandis que les dépenses de sécurité sociale continueraient de progresser plus rapidement, notamment sous l'effet du vieillissement de la population.
Le document met en avant quatre priorités budgétaires. La première concerne la défense. Le budget des Armées augmenterait de 6,4 milliards d'euros en 2027, pour atteindre 63,4 milliards d'euros. Les missions consacrées à la sécurité intérieure et à la justice bénéficieraient également de crédits supplémentaires. Le ministère de l'Intérieur verrait son budget progresser de 900 millions d'euros (hausse de 2,8% en valeur) et celui de la Justice de 400 millions d'euros (3,8% en valeur). Selon le gouvernement, ces moyens doivent notamment permettre de renforcer la lutte contre le narcotrafic, d'accélérer la dématérialisation des procédures et de réduire les délais de jugement.
La transition écologique figure parmi les autres priorités du budget. La mission Écologie enregistrerait une hausse de 1,5 milliard d'euros (5,6% en valeur) destinée à financer les politiques d'électrification, de décarbonation et d'adaptation au changement climatique.
Le gouvernement prévoit également une progression des moyens consacrés à l'éducation et à la recherche. Les crédits de l'Éducation nationale augmenteraient de 800 millions d'euros (1,2% en valeur), tandis que ceux de l'Enseignement supérieur et de la Recherche progresseraient de 600 millions d'euros (2,2% en valeur).
À l'inverse, certaines missions sont appelées à contribuer davantage à l'effort de maîtrise des dépenses. C'est notamment le cas de la mission Travail et Emploi, dont les crédits poursuivraient leur recentrage après les hausses enregistrées pendant la crise sanitaire. A Bercy, on explique cette évolution par les effets des mesures d'économies décidées lors des précédents exercices budgétaires et par une réorientation des financements vers les dispositifs considérés comme les plus efficaces.
Pour les autres ministères, les crédits seraient globalement stabilisés, avec des évolutions limitées selon les missions. Au ministère de l'Economie et des Finances, on souligne que cette stabilité implique néanmoins un effort de gestion afin d'absorber la progression tendancielle des dépenses.
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