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Start-up / Private Equity / Siparex / lower mid market / ETI / ETI 6

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Siparex / lower mid market / ETI / ETI 6

Siparex augmente sa puissance de feu sur le lower midmarket / Premier closing à 400 millions d’euros pour ETI 6

Siparex donne une nouvelle ampleur à sa stratégie dédiée aux ETI européennes. Son sixième millésime réalise un premier closing à 400 millions d’euros, porté par un taux de réinvestissement de 85 % et par la capacité des fonds précédents à rendre rapidement du capital.
Florent Lauzet, Managing Partner de l'activité ETI de Siparex.
Florent Lauzet, Managing Partner de l'activité ETI de Siparex.

« Ce n’est pas loin de la taille finale du fonds précédent, ce qui est très en avance par rapport à notre premier closing du fonds 5 », souligne à WanSquare Florent Lauzet, Managing Partner de l’activité ETI de Siparex. Avec 400 millions d’euros réunis, Siparex ETI 6, le nouveau fonds de buyout de Siparex dédié aux ETI européennes de croissance, s’approche ainsi d’emblée des 500 millions d’euros levés au total par son prédécesseur il y a trois ans. De quoi prolonger la montée en puissance de la stratégie, passée de 180 millions d’euros avec ETI 3 à 280 millions avec ETI 4, avant une nouvelle hausse de près de 80 % avec ETI 5.

La société de gestion ne communique pas encore de montant cible précis pour ce nouveau millésime. « Une croissance de l’ordre de 20 à 30% sur la nouvelle génération de fonds, c’est ce qu’on vise », précise Florent Lauzet. Pour ce premier closing, Siparex s’est avant tout appuyé sur le socle de ses investisseurs historiques, dont le taux de réinvestissement atteint 85 %. Siparex Associés, la holding sponsor du groupe, s’est engagée à hauteur de 90 millions d’euros. Les investisseurs institutionnels représentent 60 % des souscriptions, tandis que les investisseurs privés, family offices et entrepreneurs en concentrent environ 20 %.


Des distributions qui soutiennent la levée


Cette fidélité des investisseurs s’appuie aussi sur un argument central : la capacité à rendre du capital. ETI 5 a achevé son déploiement en avril avec une treizième opération, l’italien ATK. Une fois finalisée la cession de Batibig à Charterhouse, ETI 5 aura déjà rendu 50 % du fonds à ses souscripteurs. « C’est le marqueur de la liquidité », insiste Florent Lauzet. ETI 4 affiche pour sa part un DPI, soit le montant déjà distribué aux investisseurs rapporté aux capitaux appelés, de 140 %, alors que sept participations restent encore en portefeuille. Florent Lauzet met ainsi en avant une « accélération de la liquidité » chez Siparex, dans un marché global du private equity où les distributions et les sorties constituent pourtant depuis plusieurs trimestres l’un des principaux points de tension.

Il est vrai que la stratégie ETI profite aussi d’un environnement plus fluide que sur les segments de plus grande taille. « Sur le lower midmarket, il y a toujours des opérations. Comme sur tous les marchés, il y a des contraintes, mais on trouve notre voie », estime Florent Lauzet. À la sortie, les entreprises accompagnées par Siparex atteignent généralement 20 à 30 millions d’euros d’Ebitda, une taille qui conserve un éventail relativement large d’acquéreurs potentiels. « À cette taille, on conserve une vraie profondeur d’acheteurs à la sortie », souligne-t-il. Texelis a ainsi été cédé à KNDS, Orion à Ardian et Batibig à Charterhouse.


Une taille accrue sans changer de cible


Siparex entend donc conserver le même terrain de jeu. ETI 6 ciblera une douzaine d’entreprises réalisant jusqu’à 15 millions d’euros d’Ebitda, dans la santé, les business services et les industries de niche. Plus de la moitié des opérations d’ETI 5 étaient des opérations primaires, une proportion que l’équipe veut au minimum préserver. « C’est une vraie volonté pour nous. Plus de la moitié de nos opérations sont des primaires et, si on pouvait en faire davantage, on le ferait », assure Florent Lauzet. Pour Siparex, ce positionnement permet d’intervenir assez tôt dans la trajectoire de ces entreprises, lorsque de nombreux leviers de création de valeur restent encore à activer. « Pour un fondateur ou une famille, ouvrir son capital pour la première fois au private equity, ce n’est pas rien. Il faut savoir accompagner l’entreprise tout en respectant sa culture et son histoire », souligne-t-il.

La hausse de taille du fonds ne vise donc pas à multiplier le nombre de participations, mais à accroître la capacité de Siparex à réinvestir dans les dossiers qui progressent le plus vite. Sur ETI 5, la société de gestion a réinvesti de manière significative à six reprises dans son portefeuille pour financer des acquisitions. « L’augmentation de la taille du fonds sert essentiellement à ça : pouvoir réinvestir davantage dans les entreprises qui avancent le plus vite », explique Florent Lauzet. Le ticket initial pourra se situer autour de 30 millions d’euros, puis monter jusqu’à 50, 60 voire 70 millions sur certains actifs. Le portefeuille restera, lui, concentré autour d’une douzaine de participations.

Siparex veut ainsi utiliser cette capacité accrue de réinvestissement pour reproduire, avec ETI 6, les changements d’échelle obtenus sur le millésime précédent. Le parcours de Winncare dans ETI 5 donne une idée de ce que Siparex cherche à reproduire avec ETI 6. Spécialiste des lits médicalisés, l’entreprise est passée d’environ 10 millions d’euros d’Ebitda à l’entrée à près de 25 millions aujourd’hui, après plusieurs acquisitions européennes et un renouvellement de l’équipe de direction. « Ce qui nous intéresse, c’est ce moment où l’entreprise a déjà une équipe, des process et une vraie robustesse, mais où il reste encore beaucoup à construire pour en faire une plateforme de consolidation à l’échelle internationale », explique Florent Lauzet. Batibig, cédé cet été à Charterhouse, a de son côté triplé de taille.


L’Espagne dans le viseur


ETI 6 doit aussi élargir l’empreinte géographique de la stratégie. Après la France, la Belgique et l’Italie, Siparex prépare son implantation en Espagne et prévoit l’ouverture d’un bureau à Madrid. Le groupe veut y appliquer la même recette en ciblant notamment des entreprises encore peu exposées au private equity et susceptibles d’accélérer hors de leur marché domestique. « L’idée est de jouer le même rôle qu’en Belgique ou en Italie : être un levier d’internationalisation et de croissance », résume Florent Lauzet. Les sociétés du portefeuille réalisent déjà en moyenne autour de la moitié de leur chiffre d’affaires hors de leur marché d’origine, une exposition que Siparex cherche également à renforcer par les acquisitions. « En élargissant la stratégie à de nouvelles géographies, on accroît aussi la diversification pour les investisseurs », ajoute le dirigeant.

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