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Macro-économie / Taux / Allianz Trade / IA / croissance

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Allianz Trade / IA / croissance

Ces trois épées de Damoclès pour l’économie mondiale / Intelligence artificielle, énergie et hausse des taux menacent

Une résilience aux différents chocs qui finit par devenir la nouvelle norme, là où elle pouvait encore étonner il y a quelques mois. De quoi laisser penser à une reprise de l’activité économique dès l’année prochaine. Pour autant, les risques baissiers sont bel et bien présents. Les équipes d’Allianz Trade distinguent trois principales menaces pouvant se concrétiser dans les mois à venir et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles viennent d’horizons fort différents.
Tanker. Photo par PATRICK MEINHARDT / AFP
Tanker. Photo par PATRICK MEINHARDT / AFP

Une hydre à trois têtes qui menace la croissance mondiale. Autant de points de tension supposés s’apaiser dans les mois à venir, bien qu’il ne s’agisse pas du seul scénario possible malheureusement. Les équipes d’Allianz Trade ont beau ne pas céder au pessimisme, elles n’excluent pas une reprise sur un ou plusieurs fronts. Des scénarios pessimistes modélisés par leurs soins et visant à mieux anticiper leurs effets tant sur les marchés financiers que sur l’économie.

À chaque fois c’est l’hypothèse d’une libération désordonnée de ces tensions qui est retenue. De quoi faire dérailler le scénario d’une croissance du PIB mondial qui « ralentit, passant de + 3,0 % en 2025 à + 2,6 % en 2026, puis se redresse à + 2,8 % en 2027 avant de fléchir à nouveau à + 2,6 % en 2028. » Cependant la prévision d’un Brent qui s’établirait à 76 dollars en moyenne en 2027, avec un retour au calme au Moyen-Orient, pourrait bien voler en éclats. Tout d’abord les différents marchés des produits raffinés n’ont pas de marges de manœuvre pour plusieurs mois et ces prix vont mettre plus de temps à retomber. De quoi ouvrir la porte à un scénario pessimiste de choc énergétique, lequel verrait l’interruption de l’oléoduc saoudien durer. Le déficit d’approvisionnement du marché pétrolier dépasserait ainsi les 8 millions de barils par jour et le Brent pourrait alors « se maintenir près de 100 dollars le baril, transformant ce qui est aujourd’hui un choc maîtrisé en un choc stagflationniste. »

 

Feu aux poudres

 

Un autre danger menace l’économie, celui d’une inflation qui ne se calmerait pas, mettant à mal le scénario d’une modération permettant d’échapper aux effets salariaux significatifs de second tour. Le scénario baissier imaginé verrait en effet une boucle rendements-budgétaire auto-renforçante s’installer et forcer les banques centrales à intervenir pour stabiliser les marchés obligataires. On explique néanmoins chez Allianz Trade qu’on considère plus probable que « les élections de mi-mandat aux États-Unis n’entraînent pas de nouveaux dérapages budgétaires ni d’interventions politiques erratiques, et [que] les élections européennes (en France et en Italie) n’ajoutent pas d’incertitude budgétaire. »

Impossible cependant d’éluder la question du cycle d’investissement dans l’IA. Le chiffrage communiqué par les économistes est celui de dépenses associées qui vont atteindre un pic de 1 000 milliards de dollars en 2028. Les gains associés en termes d’adoption et de productivité restent sujets à différents goulets d’étranglement, que ce soit en matière d’infrastructures ou d’énergie. Des flux qui restent intrinsèquement liés aux conditions de financement. Un resserrement brutal pourrait ainsi mettre à mal cette dynamique et potentiellement s’ajouter à des doutes sur les bénéfices attendus. Le canal de transmission à l’économie se trouverait en bout de chaîne via des effets de richesse, où des acteurs investis sur cette thématique verraient leur patrimoine diminuer en même temps que leur propension à consommer.

 

Mal en patience

 

Pour autant ces scénarios pessimistes ne tiennent pas la corde à l’heure actuelle et on préfère mettre en avant chez Allianz Trade les bonnes surprises du deuxième trimestre. On y retrouve pêle-mêle les mesures de relance allemandes, la vigueur actuelle des investissements liés à l’IA aux États-Unis et en Asie ou encore des PMI manufacturiers européens à leur plus haut niveau en quatre ans.

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