Macro-économie / Taux / IA / AXA
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Quand l’intelligence artificielle détrône le changement climatique / Un risque face auquel les pouvoirs publics ne seraient pas bien préparés
Une vitesse qui ne cesse de grimper et fait redouter la violence du choc. Qu’il s’agisse des experts ou bien du grand public, les répondants au dernier AXA Future Risks Report ne contestent pas la transformation de l’économie induite par l’Intelligence artificielle (IA). Bien au contraire, c’est même la vitesse de propagation de celle-ci qui interpelle. Pas moins de 54 % des experts ayant placé l’IA parmi leurs principaux risques la classent effectivement tel un risque émergeant rapidement.
Ce qui inquiète tant les experts que le grand public semble être la relative impréparation face aux risques. Ils sont une immense majorité à considérer que les sujets « qui les préoccupent le plus peuvent être au moins partiellement évités grâce à la prévention. » Le grand public semble également enclin à mettre la main à la pâte et à adopter des comportements pouvant permettre de réduire son exposition aux risques.
Attendre
Pour autant ils ne s’en remettent pas exclusivement au secteur public pour faire face aux risques émergents, puisque pas moins de 68 % du grand public attribue un rôle important aux assureurs dans la protection face à des dangers. La mission serait donc double pour ces acteurs : arriver à « continuer à protéger lorsque le risque survient, tout en contribuant davantage à l’anticiper et à le réduire. »
L’IA est bien entendu au cœur des préoccupations mais une grande part des répondants - 63 % des experts et 76 % du grand public - déclare ressentir une vulnérabilité au changement climatique dans leur quotidien. Là également les pouvoirs publics ne seraient pas au rendez-vous et ne convainquent de leur bonne préparation que 13 % des experts et 30 % du grand public. Une situation d’ensemble qui pousse près de 46 % du grand public à envisager de déménager que ce soit en raison du changement climatique, de l’insécurité, ou encore des risques sanitaires.
Fracture
Un différentiel conséquent apparaît dans les réponses suivant la tranche d’âge des répondants. Alors que les répondants de moins de 35 ans ayant classé l’IA et le big data parmi leurs principaux risques citent avant tout l’impact de l’IA sur l’emploi, chez leurs aînés la préoccupation est essentiellement d’ordre éthique. Chez Axa, on considère que les jeunes « se montrent toutefois plus optimistes quant à l’orientation des évolutions technologiques : 52 % des moins de 35 ans estiment que les technologies futures permettront d’atténuer davantage de risques qu’elles n’en créeront, contre 43 % des personnes âgées de 55 ans et plus. »
Les actions recommandées par les experts pour que les pouvoirs publics soient à la page consistent avant tout en un durcissement des réglementations (40 %) et une amélioration des cadres de gouvernance des risques (36 %). Une réponse que Matthieu Caillat, directeur technologie & IA du groupe et directeur général d’Axa group operations, commente en expliquant qu’elle atteste que si « ces technologies ouvrent des perspectives considérables, le développement de systèmes toujours plus autonomes accroît également les incertitudes qui pèsent sur nos sociétés, nos économies et nos institutions. »
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