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Orange élève (de nouveau) sa perspective de rentabilité / La croissance en Afrique et au Moyen-Orient ne fléchit pas
La dynamique financière d’Orange ne marque pas le pas. L’opérateur de télécommunications, qui a publié mardi ses résultats trimestriels, a vu l’ensemble de ses indicateurs être orientés à la hausse : un chiffre d’affaires de 12,2 milliards d’euros qui progresse de 3,6 %, un EBITDAaL de 4,1 milliards d’euros qui s’apprécie de 4,6 %, ainsi qu’un cash-flow opérationnel de 2,4 milliards d’euros, ayant grimpé de 10,3 % au titre du troisième trimestre. Une progression qui reflète celle de l’EBITDAaL sur la période, ainsi que la baisse des eCAPEX de 2,5 %. « Ces résultats traduisent la croissance de nos activités et la poursuite de nos efforts d’efficacité. Ils s’appuient aussi sur une dynamique commerciale robuste », a souligné la directrice générale d’Orange, Christel Heydemann, en présentant les résultats mardi. De quoi pousser le groupe à relever, pour la troisième publication consécutive, certaines de ses cibles pour 2026. Désormais, Orange prévoit ainsi que la croissance de son EBITDAaL sera supérieure à 4,5 % cette année, contre une anticipation à plus de 4 % auparavant.
L’Afrique et le Moyen-Orient toujours en soutien
La progression du chiffre d’affaires a pu compter sur différents moteurs : celle des services de détail, de 3,3 %, a notamment profité d’une dynamique commerciale portée par l’accélération des services convergents en Europe, la croissance des services hors réseau téléphonique commuté en France et la forte hausse observée en Afrique et au Moyen-Orient. Une région qui fait, trimestre après trimestre, toujours office de moteur de la croissance : dans l’ensemble, elle a été de 14,2 % au titre des mois de juillet à septembre dans la région, pour des revenus de 2,4 milliards d’euros. Une performance qui constitue un record. En Europe, la hausse est de 5,3 % et de 3,5 % en Espagne (MasOrange est devenu Orange Espagne depuis le 23 septembre, après le rachat par le groupe français de l’ensemble des parts de sa joint-venture, née à la suite de la fusion entre Orange Espagne et MasMovil).
La hausse de l’activité en France est plus contenue : le chiffre d’affaires trimestriel du groupe a progressé de 0,5 % sur un an, à 4,4 milliards d’euros. Les services de détail ont poursuivi leur croissance, indique Orange, tandis que les ventes d’équipements ont bondi sous l’effet d’une forte demande sur les terminaux haut de gamme. Les services aux opérateurs poursuivent, quant à eux, leur décroissance selon le rythme attendu. Orange a aussi gagné du terrain auprès de la clientèle dans l’Hexagone, avec un record de ventes nettes sur le mobile et le fixe, et tout particulièrement sur les offres convergentes. L’environnement reste néanmoins concurrentiel : l’ARPO mobile seul (chiffre d’affaires trimestriel moyen) a légèrement reculé, ceci s’étant reflété en partie dans la baisse de l’ARPO convergent.
À l’échelle du groupe et au cœur d’un environnement macroéconomique encore délicat, seul Orange Business accuse une baisse de ses revenus, à hauteur de 2,5 % sur le trimestre, à 1,7 milliard d’euros. En son sein, sur neuf mois, Orange Cyberdéfense a toutefois nettement accéléré, avec une hausse de 12,2 % de ses revenus, ayant atteint le milliard d’euros de chiffre d’affaires.
Cap sur les prochaines échéances
À l’aide d’un nouvel objectif de rentabilité et en poursuivant la mise en œuvre de son nouveau plan stratégique Trust the Future, Orange met donc le cap sur la suite. Parmi les évènements post-clôture du troisième trimestre, il est notamment à noter que le groupe a signé en octobre, avec Deutsche Telekom, Telefonica et Vodafone, une lettre d’intention afin de candidater conjointement à l’attribution de fréquences MSS en Europe, destinées aux services mobiles par satellite. Le projet d’acquisition de SFR, aux côtés de Bouygues Telecom et du groupe Iliad, suit de son côté son cours, après le protocole d’accord signé en juin dernier. La réalisation de la transaction reste pour l’heure attendue au second semestre de 2027.
Les autres prévisions financières du groupe pour 2026 sont quant à elles confirmées, soit celles d’un ratio eCAPEX sur chiffre d’affaires d’environ 15 % (il était de 14,8 % sur neuf mois), d’un cash-flow organique d’environ 4,3 milliards d’euros - la cible en la matière avait été relevée au deuxième trimestre - et d’un ratio dette sur EBITDAaL autour de deux fois à moyen terme.
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