WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

exclusif Le FSI associé aux réflexions sur Flammarion

EXCLUSIF. Alors que l'italien RCS MediaGroup décidera en mars de la vente de sa maison d'édition, les deux candidats français, Gallimard et La Martinière, ont d'ores et déjà approché le Fonds Stratégique d'Investissement.
Les esprits s'échauffent sur le dossier Flammarion, alors que la maison-mère italienne, RCS MediaGroup, a décidé de repousser sa décision de mettre en route la vente de la maison d'édition à la mi-mars. Selon les informations obtenues par WanSquare de sources proches du dossier, les deux prétendants à cette reprise, les éditions La Martinière et Gallimard, sont en discussions avec le Fonds Stratégique d'Investissement sur ce dossier, afin de pouvoir formuler une offre le plus rapidement possible lorsque le process sera enclenché. Gallimard s'est d'ores et déjà montré particulièrement offensif : son patron, Antoine Gallimard, a affirmé il y a quelques jours qu'il s'agissait d'une "belle opportunité" pour son groupe, et qu'il s'apprêtait à faire une offre ferme sur cet actif, dont la valorisation est estimée autour de 200 millions d'euros. Un rapprochement entre Gallimard et Flammarion donnerait naissance au troisième éditeur hexagonal, derrière Hachette Livre (groupe Lagardère) et Editis (groupe espagnol Planeta). Le dossier est également l'occasion pour le FSI de se positionner pour la première fois de façon significative sur le terrain de la culture. Petit actionnaire des mastodontes cotés Lagardère et Vivendi, le fonds souverain à la française ajouterait ainsi à son portefeuille une référence française de l'édition, secteur stratégique s'il en est. Mais Gallimard et la Martinière, qui sont tous deux des acteurs non cotés, ne disposent pas de marges de manoeuvre financières importantes et pourraient avoir tout intérêt à inclure un acteur public comme le FSI à leur tour de table pour présenter des offres compétitives. Surtout alors que les conditions du financement bancaire sont aujourd'hui difficiles, notamment dans un secteur en pleine restructuration. Et surtout alors que l'espagnol Editis, aux poches remplies, sera lui aussi sur les rangs pour reprendre ce symbole de l'exception culturelle française.
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article