Publications, Résultats / Vallourec / Philippe Guillemot
Publications, Résultats
Vallourec / Philippe Guillemot
Vallourec continue de tenir ses promesses / Et pousse les feux aux Etats-Unis
Les résultats de Vallourec restent installés sur une trajectoire ascendante. Comme il l’avait annoncé, le spécialiste des tubes sans soudure a enregistré au troisième une amélioration de sa rentabilité, avec un résultat brut d’exploitation (RBE) de 210 millions d’euros, en hausse de 12 % par rapport au trimestre précédent et traduisant une marge de 23 %. Surtout, le groupe a franchi une nouvelle étape significative. "Nous avions atteint en fin d’année 2024 un des deux objectifs que j’avais fixé à mon arrivée, soit que le groupe atteigne une dette nette zéro. Nous avons désormais atteint le deuxième, puisque notre performance exprimée en Ebitda par tonne est au niveau de notre principal concurrent. Nous avons donc comblé l’écart de performance qui subsistait depuis de longues années. Nous crantons un nouveau niveau de performance que nous avons bien l’intention d’améliorer encore à l’avenir", explique le président-directeur général (P.-D.G.) de Vallourec, Philippe Guillemot, à WanSquare.
À 621 euros, le RBE par tonne du segment tubes s’affiche ainsi en progression de plus de 25 %, profitant toujours d’un mix produits favorable grâce à la stratégie de valeur du groupe et des différentes réductions de coûts engagées ces dernières années. La hausse du RBE, conjuguée à des charges de dépréciations plus faibles, la contribution de la cession de Serimax et un taux d’imposition effectif plus favorable ont porté le résultat net, part du groupe, à 134 millions d’euros (contre 73 millions d’euros il y a un an). La génération de trésorerie globale s’élève quant à elle à 67 millions d’euros.
Des décisions qui s’alignent
Le signe que le plan de transformation lancé par Philippe Guillemot à son arrivée à la tête du groupe en mai 2022, alors que ce dernier traversait de grandes difficultés, a désormais bel et bien atteint sa ligne d’arrivée. En parallèle de sa publication, Vallourec a d’ailleurs fait savoir que son conseil d’administration allait convoquer les porteurs de bons de souscriptions d’actions (BSA) en assemblée générale le 1er décembre, qui avaient été donnés aux banques ayant participé à sa restructuration financière en échange de leur acceptation de la réduction de la dette. Le but : les réunir à l’effet de permettre la remise d’actions existantes, puisque les termes et conditions actuels concernent pour l’heure seulement la remise d’actions nouvelles. "C’est une flexibilité que nous souhaiterions avoir, afin de réduire la dilution des actionnaires existants", indique le patron de Vallourec, dont le renouvellement du mandat sera proposé à la prochaine assemblée générale du groupe. La dilution pourrait être de l’ordre de 15 % pour les actionnaires si l’ensemble des BSA étaient servis par des actions nouvelles.
Pour le reste, l’activité de Vallourec s’affiche au beau fixe. Ses revenus ont atteint 911 millions d’euros au titre du troisième trimestre, soit une hausse 7 % sur un an à taux de change constants. La dynamique commerciale du groupe a par ailleurs été au rendez-vous tout au long de la période, comme en ont témoigné les annonces de grands contrats – à l’instar de celui de long terme signé avec Petrobras au Brésil, dont le potentiel de chiffre d’affaires pourra atteindre 1 milliard de dollars sur quatre ans -, ou encore la demande solide des clients américains, sur un marché où les signaux d’amélioration sont désormais bien confirmés. "Les effets des droits de douane commencent à être perceptibles. La réduction des importations favorise les acteurs domestiques dont nous faisons partie. Nous sommes le deuxième fournisseur domestique sur le marché onshore américain", observe Philippe Guillemot.
L’industriel a d’ailleurs, en début de semaine, annoncé un mouvement pour se renforcer plus encore dans le pays : celui d’un investissement de 48 millions de dollars dans son usine de l’Ohio, à Youngstown, qui lui permettra de construire une nouvelle ligne de filetage premium au sein des unités existantes de production d’acier, de laminage et de finition. Si le renforcement du groupe outre-Atlantique apparaît de bon augure au cœur des tensions commerciales existantes, la décision avait toutefois été prise en amont. Vallourec réalise plus de 40 % de son chiffre d’affaires dans le pays, le premier marché pétrolier au monde, qui représente également son premier marché. De l’acier jusqu’au tube fini, l’ensemble de la production à destination des clients nationaux est réalisée sur le territoire. "Depuis 15 ans, nous avons investi 1,5 milliard de dollars dans notre usine de Youngstown. C’est un investissement qui s’ajoute à une série d’autres, pour servir le marché américain", tient à remettre en perspective le P.-D.G. de Vallourec.
Cap sur la suite
Les travaux de construction ont débuté en juillet et devraient s’achever début 2027. Un déploiement qui permet au groupe de poursuivre la cohérence des choix entrepris ces dernières années. "C’est une adaptation aux besoins du marché américain, auquel nous apportons de nouvelles technologies de plus en plus premium, permettant aux clients de faire des gains de productivité. Il s’agit du cœur de notre stratégie de valeur qui s’appuie sur nos forces, notamment notre recherche et développement", souligne Philippe Guillemot.
Le groupe reste donc bien concentré sur la suite de l’année. Ses perspectives annuelles restent inchangées, à savoir que son RBE s’affichera en progression au deuxième semestre par rapport au premier. "Nous avons fait ce que nous avions annoncé en mai 2022 et les deux objectifs associés à ce plan auront donc été atteints à la fin de l’année 2025. Nous allons pouvoir entrer dans un nouveau chapitre qui nous emmènera à 2030 et continuer à augmenter le retour sur capital investi", assure Philippe Guillemot.
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