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Carrefour qui pleure, Peugeot qui rit
Si Carrefour est aujourd’hui la lanterne rouge du CAC 40, Peugeot se situe à son extrême opposé en enregistrant la plus forte hausse de l’indice phare parisien avec un bond en avant de plus de 6%. Et pour l’un comme pour l’autre, ces mouvements ont pour origine la publication respective de leurs résultats 2017.
Dans le cas du constructeur automobile, celui-ci annonce des performances historiques. Son chiffre d'affaires de 65,21 milliards d'euros est en hausse de 20,7% tandis que son bénéfice net, part du groupe, de 1,93 milliard avance de 11,5%.
La hausse des volumes est l’un des principaux moteurs de ce mouvement et ce, grâce surtout au succès du SUV Peugeot 3008 et de la nouvelle Citroën C3. Le dividende devrait être porté à 53 centimes par action, contre 48 centimes au titre de l'exercice précédent.
Pour autant, toutes les zones géographiques ne sont pas logées à la même enseigne. En Chine, le groupe continue de souffrir face aux marques locales. Il a, du coup, ouvert de nouvelles frontières à l'international - Iran, Afrique, Asie du Sud-Est - pour ne plus dépendre de ce marché.
Le résultat opérationnel d'Opel/Vauxhall, que PSA consolide depuis août dernier, est, de son côté, ressorti en perte de 179 millions d'euros sur l'année, soit moins que ce qu'anticipaient les analystes. Quant à la marge opérationnelle courante de la division automobile, elle a atteint un record de 7,3% hors Opel/Vauxhall, contre 6% en 2016.
"Il est certain que nous nous débrouillons plutôt bien à l'heure actuelle", a déclaré l’un des dirigeants de l’entreprise, ajoutant que le groupe ferait le point sur son plan et ses objectifs à moyen terme, un peu plus tard. A cette date, la feuille de route et les objectifs vaudront pour l'ensemble des cinq marques du groupe, a précisé Carlos Tavares devant les analystes.
Il n’en fallait donc pas plus pour galvaniser l’ensemble des investisseurs qui, plus que jamais, engrangent des titres du constructeur. Celui-ci affiche ainsi déjà un gain de 16,2% depuis le début de l’année quand l’indice CAC 40 lâche un peu plus de 1%. Sur 3 ans, le titre PSA s’adjuge 33% et sur 5 ans…328%. Ce n’est pas la Bpi qui s’en plaindra, elle qui a récupéré l’an passé la participation de l’Etat, soucieux de dégager une plus-value de sa participation.
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