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Total fait mieux que les estimations
Total a délivré auprès de ses actionnaires en ce début d'année. Le groupe affiche un bénéfice ajusté (ie, hors éléments volatils et exceptionnels) en hausse de 14% au deuxième trimestre, à 2,5 milliards de dollars. Une dynamique de croissance qui s’installe puisque ce résultat a augmenté de 32% au premier semestre 2017, par rapport à la même période de l’an dernier, pour s’établir à 5 milliards de dollars. Selon un consensus établi par Factset, les analystes tablaient pourtant sur 2,3 milliards de dollars au second trimestre. Et Patrick Pouyanné, président du groupe, de se féliciter: « Dans un environnement de prix toujours volatil, Total réalise à nouveau un excellent trimestre […] Le groupe a ainsi généré sur le premier semestre plus de 3,1 milliards de dollars de cash-flows après investissements ». Quant au chiffre d'affaires sur le semestre, il s'établit en hausse de 13% à 81,1 milliards de dollars.
D’abord, Total a profité de la remontée des cours du brut : au second trimestre le baril de Brent a progressé de 9% sur un an pour atteindre une moyenne de 49,6 dollars et sur le second semestre, il a augmenté de 30% pour s’établir à un prix moyen de 51,7 dollars. Les cours du brut ont pu remonter grâce à l’accord auquel sont finalement parvenus les quatorze membres de l’OPEP le 30 novembre dernier à Vienne, après que l’Arabie Saoudite ait imposé sa politique de forte production à ses partenaires.
D’autre part, ses résultats ont été portés par la montée en puissance de nouveaux projets -comme Kashagan (Kazakhstan) ou encore Moho Nord (Congo) et Angola LNG. En conséquence, la production de brut a augmenté de 3% au premier semestre 2017. Un vent d’optimisme souffle donc sur l’activité d’exploration-production du groupe avec une marge brute d’autofinancement trimestrielle en hausse de 47%. Toutefois, son activité tierce de raffinage-chimie s’est révélée légèrement à la traîne. En cause, l’arrêt pour maintenance et la baisse de capacités de certains sites. Sur les six premiers mois de l’année, les volumes raffinés ont donc baissé de 8%. Le groupe a par ailleurs prévu un investissement de 450 millions de dollars pour augmenter de 30% la capacité d’une plateforme en Corée du Sud.
En définitive, le résultat net du groupe s’établit à 2 milliards de dollars au deuxième trimestre 2017, en baisse de 2%, mais pour des motifs non opérationnels - réévaluation comptable de la valeur des stocks et baisse des cours entre le T1 et le T2 2017- et Total propose un dividende trimestriel de 0,62 euros, en hausse de 1,6%.
Patrick Pouyanné est confiant pour l’avenir, « le groupe dispose des marges de manœuvre pour tirer parti de l’environnement de coûts bas, permettant de lancer des projets rentables et d’acquérir des ressources dans des conditions attractives ». En conséquence, Total prévoit une croissance de la production supérieure à 4% en 2017 soutenue par le démarrage des opérations sur le champ d’Al-Shaheen (Quatar) mi-juillet et par des marges de raffinage et de pétrochimie qui restent favorables au début du troisième trimestre. Total a annoncé un objectif de 3,5 milliards de dollars de réductions de coûts en 2017 via des investissements organiques situés entre 14 et 15 milliards de dollars sur l’année.
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