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L'Oréal / beauté / Publication des résultats / Nicolas Hieronimus
L’Oréal creuse l’écart avec le marché de la beauté / Tous ses moteurs tournent
L’Oréal ne ralentit pas la cadence. Le géant de la beauté est installé en tête du palmarès du CAC 40 ce vendredi, en progressant de 5 % à la Bourse de Paris, après avoir dévoilé des résultats trimestriels nettement supérieurs aux attentes des analystes financiers. Entre juillet et fin septembre, le groupe dirigé par Nicolas Hieronimus a généré 11,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit une progression de 7,7 % en organique (après ajustement de l’effet net du phasage de sa transformation informatique). Le consensus tablait sur une croissance de 5,4 %.
Par rapport au marché
Cette dynamique est notable à plusieurs titres. D’abord, elle dépasse largement celle du marché mondial de la beauté, qui a progressé de 5 % au troisième trimestre de 2026, relève le cabinet Oddo BHF. Ensuite, elle marque une accélération par rapport au premier semestre, au titre duquel la croissance de L’Oréal s’était établie à 6,5 %. Sur neuf mois, celle-ci atteint par ailleurs 6,9 %, un rythme là encore nettement plus soutenu que celui du marché mondial, souligne L’Oréal. « Une fois de plus, le marché mondial de la beauté démontre sa résilience dans un contexte difficile – et nous continuons de le surperformer fortement », s’est ainsi félicité Nicolas Hieronimus à l’occasion de cette publication. « Notre performance à neuf mois me rend confiant dans notre capacité à réaliser une nouvelle année de croissance de notre chiffre d’affaires et de progression de notre rentabilité, tout en renforçant notre leadership mondial », a-t-il ajouté.
La croissance a été alimentée principalement par le mix et les volumes, précise l’entreprise, avec une contribution particulièrement soutenue du parfum et des soins capillaires. Le soin de la peau poursuit, quant à lui, son accélération. Dans le détail, ces tendances se reflètent dans les performances des différentes divisions du groupe. La beauté dermatologique (La Roche-Posay, CeraVe, Vichy…), qui représente 1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur le trimestre, a bondi de 13,9 % au troisième trimestre et de 11,6 % sur neuf mois. Si ce marché bénéficie d’une dynamique favorable, L’Oréal souligne qu’il continue de le surperformer. La division des produits professionnels a également poursuivi sa forte progression (+ 13,9 % au troisième trimestre et + 12,3 % sur neuf mois), portée par la montée en gamme continue des soins capillaires et la stratégie omnicanale. Résultat : la croissance est soutenue aussi bien par les volumes que par la valeur. La dynamique à deux chiffres de Kérastase atteste notamment du rôle moteur du « soin du cheveu premium ».
Les produits grand public et le luxe, qui concentrent les parts les plus importantes du chiffre d’affaires du groupe – avec plus de 4 milliards d’euros chacun sur le trimestre –, affichent également de solides performances. La première division enregistre une croissance de 3,8 % au troisième trimestre et de 4,2 % sur neuf mois, tandis que la seconde progresse respectivement de 7 % et de 5,8 %. Dans la beauté grand public (L’Oréal Paris, NYX Professional Makeup, entre autres), la nette accélération des volumes vient conforter la priorité stratégique accordée à la conquête de nouveaux consommateurs par marque, catégorie et zone géographique. Dans le luxe, le parfum s’est imposé comme le principal moteur de croissance, à la faveur de la poursuite de la croissance de produits lancés précédemment tels que Prada Paradigme ou Emporio Armani Stronger With You. Les marques piliers, à l’image d’Yves Saint Laurent, contribuent également à cette dynamique. La maison Creed, récemment acquise dans le cadre de l’accord avec Kering Beauté, affiche elle aussi une solide performance et vient muscler la présence de L’Oréal sur le segment de la haute parfumerie.
La bonne nouvelle venue de Chine
La lecture géographique de cette publication livre également plusieurs signaux appréciés par les marchés. L’Amérique latine, bien qu’en croissance, a été la région la moins dynamique, avec une progression de 2,4 % sur les neuf premiers mois de l’année. Mais un trou d’air est à noter au troisième trimestre, avec un recul de 3 % à mettre en lien avec une situation défavorable au Mexique. À l’inverse, l’Europe affiche une hausse de 7 % sur neuf mois, l’Amérique du Nord de 6,3 %, tandis que la zone SAPMENA-SSA (Asie du Sud, Pacifique, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Afrique subsaharienne) enregistre une croissance de près de 16 %. Autre signal favorable, en Asie du Nord cette fois : la région progresse de 5,5 % à fin septembre et son principal moteur, par pays, a été la Chine. Sur ce marché en légère croissance, toujours tiré par le segment sélectif, L’Oréal est parvenu à progresser près de trois fois plus vite que son ensemble, tirant parti de son empreinte dans le luxe, de son portefeuille de marques et de l’accélération de ses innovations.
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