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L’Oréal garde une longueur d’avance sur le marché de la beauté / Et dégage une marge d'exploitation record
L’Oréal survole son semestre. Le leader mondial de la beauté a signé une croissance de 6,5 % de son chiffre d’affaires (à données comparables ajustées) au titre des six premiers mois de 2026, « nettement supérieure au marché mondial de la beauté », a indiqué le groupe. À 23,8 milliards d’euros, il a été porté par toutes ses divisions, mais aussi toutes ses zones d’activité. Une trajectoire de croissance en volume et en valeur, qui a été dopée « par deux grands moteurs », a expliqué Nicolas Hieronimus, directeur général de L’Oréal, à l’occasion de la publication : l’exécution de la stratégie d’innovation et une performance marquée dans le commerce en ligne, circuit le plus dynamique du marché. De fait, le e-commerce croît à deux chiffres, précise le groupe, près de deux fois plus vite que le marché.
La division de produits professionnels (+ 11,6 %, près de 3 milliards d’euros) et la beauté dermatologique (+ 10,6 %, 4,2 milliards d’euros), ont tout particulièrement tiré leur épingle du jeu sur le plan de la croissance, tandis que les produits grand public (+ 4,3 %, 8,6 milliards d’euros) et le luxe (+ 5,1 %, près de 8 milliards d’euros) ont continué de leur côté à accélérer également. Le luxe a notamment été soutenu par des succès sur le terrain des fragrances, puisque la parfumerie croît à deux chiffres. Il est par ailleurs à noter qu’au début du mois de juillet, L’Oréal et Kering ont annoncé avoir avancé d’un an l’accord mondial exclusif de la licence Gucci, qui viendra ainsi s’ajouter au portefeuille des produits de luxe à compter du 1er juillet 2027. Dans le cadre du partenariat stratégique liant les deux maisons, Creed, Bottega Veneta et Balenciaga sont consolidés dans ses comptes depuis début avril.
De bonnes nouvelles venues de Chine
Sur le plan des détails géographiques, la région SAPMENA – SSA (qui regroupe l’Asie du Sud, Pacifique, le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et subsaharienne) a vu son activité bondir de 13,9 %, à 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soutenue par un effet volume et valeur et dans l’ensemble des catégories d’activité. Le e-commerce reste un moteur clé de croissance dans la zone, souligne le groupe, notamment en Inde, pays où le groupe a annoncé en juin avoir pris une participation majoritaire dans la plateforme de marques de soins personnels et de beauté Innovist.
De bonnes nouvelles sont également en provenance de l’Asie du Nord (+ 4,6 %, 5,5 milliards d’euros), où la croissance s’est accélérée pour le deuxième semestre consécutif. Par pays, il est intéressant de noter que le moteur principal est la Chine, où le marché continue de s’améliorer progressivement. « L’Oréal surperforme près de trois fois le marché : le principal contributeur est la division luxe grâce à la qualité de son portefeuille de marques, à la puissance de son innovation – notamment Helena Rubinstein Replasty – et à une campagne 6.18 réussie sur toutes les plateformes. De plus, la marque chinoise Yue Sai réalise une solide performance. La beauté dermatologique et les produits professionnels sont très dynamiques avec une croissance d’environ 15 % », précise le groupe.
De la croissance, mais aussi de la rentabilité d’exploitation
Entre partenariats avec les distributeurs principaux, la priorité donnée au digital et au e-commerce ou des innovations réussies, l’ensemble des divisions de L’Oréal ont pu s’appuyer sur plusieurs moteurs en Amérique du Nord, son deuxième marché (6 milliards d’euros de chiffre d’affaires) où la croissance ressort à 6,7 %. « Le chiffre d’affaires progresse dans toutes les catégories, tous les circuits de distribution et à tous niveaux de prix », indique L’Oréal. L’Europe, son premier marché (plus de 8 milliards d’euros de revenus, en hausse de 6,1 %), a quant à elle bénéficié de la croissance de tous ses pays, avec des performances particulièrement soutenues dans le cluster Espagne-Portugal et en Pologne.
« La dynamique vertueuse de notre P & L joue pleinement son rôle. Portée par une croissance des unités et une forte amélioration du mix, la marge brute continue de progresser », a de plus souligné Nicolas Hieronimus. Ceci, conjugué au contrôle des frais de fonctionnement, a permis à L’Oréal d’augmenter ses investissements publi-promotionnels de 70 points de base, tout en portant sa marge d’exploitation à 21,3 % : un record, qui témoigne d’une hausse de celle-ci de 20 points de base. Son résultat net, hors éléments non-récurrents, a grimpé de 4,7 % pour se fixer à près de 4 milliards d’euros.
Dans l’ensemble, la publication est accueillie positivement à la Bourse de Paris, où L’Oréal grimpe de plus de 4 % ce jeudi, parmi les plus fortes hausses du CAC 40. « Pour le second semestre, nous sommes confiants que la demande pour la beauté restera forte. Et nous pensons être idéalement équipés pour continuer à surperformer le marché et de réaliser malgré le contexte une nouvelle année de croissance de notre chiffre d’affaires ainsi qu’une progression de notre rentabilité », a assuré Nicolas Hieronimus.
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