WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Les nouvelles vies de Patrick Werner

Cet ancien patron de la Banque Postale, qui a tenté en vain de racheter la Redoute, s'apprête à devenir l'actionnaire majoritaire de Vergnet. Récupérée à la barre du tribunal, cette entreprise cotée est spécialisée dans les éoliennes. L'Enarque a aussi dans sa besace d'autres projets.
Patrick Werner
Patrick Werner

Evincé en 2011 de la Banque Postale qu’il avait pourtant créée, Patrick Werner s’est aujourd’hui orienté vers d’autres terres qu’il aime tout autant défricher. Cet ancien élève de l’ENA (promotion Guernica, 1976) s’intéresse plus particulièrement aux énergies renouvelables. Il a, en effet, réussi à récupérer à la barre du tribunal une société cotée spécialisée dans les éoliennes : Vergnet. Après un long parcours du combattant, il a quand même fini par franchir toutes les étapes et c’est mardi prochain, lors de l’assemblée générale de la société, qu’il devrait enfin être intronisé actionnaire majoritaire et mettre en route plusieurs augmentations de capital. D’abord en vue d’apurer le passif mais aussi dans l’intention de donner à cette entreprise les moyens de son développement. Pour ce faire et compte tenu de la situation financière de Vergnet, l’AMF vient d’accorder à Patrick Werner et ses associés une dérogation à l’obligation de lancer une OPA. La cotation des titres (suspendue depuis juillet de l’année dernière) devrait donc rapidement reprendre, alors que le groupe a récemment engrangé une commande de 2,5 millions d’euros pour la fabrication d’éoliennes au Royaume de Tonga.

C’est la première fois que ce financier aguerri, passé par la Caisse des Dépôts et le Groupe Victoire, s’intéresse de près à une entreprise en redressement judiciaire. Le secteur des énergies renouvelables lui semble particulièrement prometteur et pour l’instant suffisamment clairsemé pour laisser à des sociétés comme Vergnet toutes ses chances de réussite. Celui qui a tenté, en vain, de racheter La Redoute lorsque Kering l’avait mise en vente, est maintenant davantage tenté par les aventures entrepreneuriales. Il est ainsi devenu, l’an passé, PDG de la Financière Marjos (ex-Clayeux devenue petite société d’investissement après son rachat par Krief Group qui a également fait entrer au conseil Edith Cresson !). De même est-il au board de plusieurs sociétés françaises et internationales.

De quoi être bien occupé. Mais tous ces mandats ne lui suffisent manifestement pas puisqu’il est sur le point d’annoncer son entrée au capital de deux autres entreprises d’envergure. Leur nom n’est pas encore connu. L’homme aime laisser le suspens planer. Mais elles devraient le remettre résolument sous les sunlights de l’actualité.


Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article