[WARNING] Undefined array key "auteurEdito"
  in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php (line 142)

Warning: Undefined array key "auteurEdito" in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php on line 142
De nouveaux enjeux pour un Safran nouvelle formule | WanSquare
WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Entreprises / Actions / Publication des résultats / Actualité des sociétés

Entreprises / Actions
Publication des résultats / Actualité des sociétés

De nouveaux enjeux pour un Safran nouvelle formule

L'équipementier aéronautique s'apprête à intégrer Zodiac. A cette occasion, la famille Peugeot et le Fonds stratégique de participations comptent bien faire entendre leur voix. Le groupe dirigé par Philippe Petitcolin va maintenant devoir gérer la hausse des cadences imposée par Airbus et Boeing.
Safran
Safran

Safran présentait ses résultats ce matin. L’occasion pour la famille Peugeot de réaffirmer son intérêt pour la société après avoir consenti à échanger toutes ses actions Zodiac contre des titres Safran dans le cadre de l’opération de rapprochement. C’est d’ailleurs à ce titre qu’elle réclame, en association avec le FSP (Fonds stratégique de participations), un poste d’administrateur au sein du futur board. La candidature d’une structure commune regroupant les intérêts de ces deux actionnaires, dénommée F&P et représentée par son président Robert Peugeot, sera ainsi proposée à l’approbation de la prochaine assemblée générale de Safran le 25 mai prochain. « Après avoir activement contribué au rapprochement entre Zodiac Aerospace et Safran, nous sommes très heureux de devenir actionnaires de l’un des principaux acteurs français de l’aéronautique mondiale dont les perspectives à moyen-terme sont attractives. Nous nous réjouissons de pouvoir contribuer, au sein du Conseil d’administration de Safran, au développement du nouveau groupe », déclare Robert Peugeot, manifestement assuré d’obtenir gain de cause.

FFP est le holding de participation de la famille Peugeot. Outre ses 9,8% au capital du constructeur automobile éponyme, il possède, par ailleurs un grand nombre de parts dans des sociétés cotées et non cotées. On le voit notamment au capital de Lisi, Seb, Orpea, Ipsos, Immobilière Dassault, Tikehau ou l’Idi. Le FSP, de son côté, a été créé à l’initiative des grands assureurs de la place parisienne à savoir BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit Agricole Assurances, Sogecap, Groupama, et Natixis Assurances. Depuis son lancement en 2013, il a investi environ 1,7 milliard d'euros dans le capital de grandes sociétés françaises et participe ou participera à la gouvernance de six sociétés : Arkema, Seb, Safran, Eutelsat Communications, Tikehau et Elior. A eux deux, ils possèdent dorénavant 0,7% de Safran.

Le groupe dirigé par Philippe Petitcolin, a donc présenté ce matin ses performances 2017. Sur la période, le chiffre d'affaires ajusté du groupe a progressé de 4,7% à 16,52 milliards d’euros, le résultat opérationnel courant de 2,7% à 2,47 milliards et le résultat net ajusté de 45,4% à 2,62 milliards. Soit des performances en ligne avec les anticipations relevées en octobre dernier. Pour 2018, le groupe se montre tout aussi positif. Il table sur une croissance organique du chiffre d'affaires ajusté comprise entre 2% à 4% et une hausse du résultat opérationnel courant ajusté de 7% à 10%. Il a parallèlement annoncé le lancement d'un programme de rachat d'actions de 2,3 milliards d'euros qui sera mis en oeuvre sur 18 à 24 mois.

Le conseil du motoriste aéronautique a également renouvelé pour deux ans le mandat de son directeur général Philippe Petitcolin, jusqu'au printemps 2020. Il aura notamment pour mission de gérer l'augmentation de la production des nouveaux moteurs LEAP et d'intégrer pleinement Zodiac Aerospace, dont Safran détient dorénavant 88% du capital à l'issue de son offre. Le PDG d’Airbus a, d’ailleurs, à nouveau fait entendre sa voix en déclarant qu’il était urgent que Safran et GE « rattrapent leurs retards de livraisons sur le moteur Leap et améliorent sa qualité ». L’équipementier aéronautique a, certes, de quoi faire alors qu’Airbus et Boeing envisagent d’accélérer le rythme de production de leurs monocouloirs à un rythme de 70 par mois à partir de la période 2021/2022.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article