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Macro-économie / Taux / pétrole / Opep+ / Baril / croissance / Demande mondiale / offre

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pétrole / Opep+ / Baril / croissance / Demande mondiale / offre

Le baril demeure dans l’expectative / Le sort de son cours reste suspendu à la géopolitique et à la croissance

Des contrats à terme sur le Brent proches des 70 dollars le baril et de leur plus bas en trois ans, un président américain favorable aux énergies fossiles, ou encore une Organisation des pays producteurs de pétrole qui pourrait augmenter sa production. Autant d’éléments loin d’être favorables, qui ne sont pas pour autant tous durables et pourraient également être contrebalancés par la croissance de la demande de pétrole.
Pétrolier. Photo by MARKUS SCHOLZ / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Pétrolier. Photo by MARKUS SCHOLZ / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Une offre de pétrole qui attire toutes les attentions. Un constat que ne manque pas de partager l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son point mensuel dédié. Il est ainsi fait état d’une offre mondiale de pétrole ayant progressé de 240 000 barils par jour (bpj) le mois dernier, pour atteindre en février un total de 103,3 millions de bpj. Une fois n’est pas coutume, cette dynamique est tirée par l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) et ses alliés.

Alors que certains membres du cartel ont été enclins par le passé à produire moins que les quotas qui leur étaient attribués, voici que certains d’entre eux se sont signalés le mois dernier en augmentant de façon considérable leur production. C’est notamment le cas du Kazakhstan qui a pompé à un niveau record, selon l’AIE, et surtout de l’Iran et du Venezuela qui "ont augmenté leurs flux en prévision du durcissement des sanctions " en provenance des États-Unis.

 

Tournant

 

Une partie de cette dynamique de hausse pourrait donc être temporaire, cela n’empêche pas l’institution d’estimer qu’après "une baisse de production de 770 000 bpj l’an dernier, la production de l’OPEP + pourrait se stabiliser en 2025 si les réductions volontaires sont maintenues après avril". L’équation budgétaire de certains des pays membres étant fortement corrélée au cours du baril, il semble difficile de les voir ne pas réagir si celui-ci dévisse trop.

Une possibilité qui n’est pas écartée complètement par l’agence, puisque celle-ci évoque "des prix du pétrole [qui] ont chuté d’environ 7 dollars le baril en février et début mars, la confiance macroéconomique s’étant dégradée dans un contexte de tensions commerciales croissantes, assombrissant les perspectives de croissance de la demande pétrolière". Dans le même temps, il est argué par l’AIE que "l’offre mondiale de pétrole pourrait dépasser la demande d’environ 600 000 bpj cette année", voire de 400 000 supplémentaire en cas de fin des réductions du cartel.

 

Balancer

 

Au rang des facteurs soutenant les prix de l’or noir, il faudra compter sur une "croissance de la demande mondiale de pétrole devrait s’accélérer pour atteindre un peu plus de 1 m bpj cette année, contre 830 k bpj en 2024, puis 103,9 millions de bpj", qui pourrait devenir plus conséquente en cas de bonnes surprises sur le front économique. Pour l’heure c’est avant tout l’Asie qui assure l’essentiel de cette hausse, à près de 60 %, et ce selon l’AIE avec en tête de file la Chine, "où les matières premières pétrochimiques assureront l’intégralité de la croissance ". Ce malgré l’appétit bien moindre de l’Empire du Milieu pour l’or noir.

Une reconstitution des stocks pourrait quant à elle également jouer au vu des derniers chiffres en la matière ; au niveau mondial une baisse de ceux-ci de quelque 40,5 millions de barils par jour est notée en janvier. Une baisse des importations a donc été permise par cet arbitrage, reste à savoir si ces pays vont continuer à décaisser leurs réserves où s’ils vont les reconstituer dans les semaines et mois à venir.

 

Damoclès

 

Difficile de parler de pétrole sans évoquer le président américain Donald Trump. Les droits de douane américains proposés par ses soins sur le Canada et le Mexique "doivent entrer en vigueur le 1er avril, [et] pourraient avoir un impact sur les flux et les prix en provenance de ces deux pays, qui représentaient environ 70 % des importations américaines de pétrole brut l’an dernier". L’exemple de l’embargo sur le pétrole russe nous montre que des réorganisations de flux sont possibles, mais sont loin d’être indolore tant en termes de rentabilité que de temps et de moyens à y consacrer.

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