WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
investissements; GSA; Brésil

Macro-économie / Taux / Etats-Unis / Portefeuille / PIB / capital

Macro-économie / Taux
Etats-Unis / Portefeuille / PIB / capital

Le désamour des États-Unis pourrait faire quelques heureux / Les marchés émergents espèrent bien capter des capitaux stockés outre Atlantique

Des économies qui pourraient bien tirer leur épingle du jeu d’actifs américains dont le statut de valeur refuge chancelle. Certains pays émergents ont en effet un grand nombre de capitaux, relativement à leur taille, qui pourraient être rapatriés. On parle de plus de 10 % du PIB pour certains pays sud-américains comme le Chili ou la Colombie.
Dollars. Photo by Romain Costaseca / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Dollars. Photo by Romain Costaseca / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Retour à la maison. C’est peu dire qu’une partie du monde espère bien voir les investisseurs rééquilibrer leur portefeuille à la faveur d’une plus grande prudence envers les actifs américains. Il ne s’agit pas tant des plus grands apporteurs en capitaux, que des nations dont les stocks de capitaux outre Atlantique sont conséquents par rapport à leur produit intérieur brut (PIB).

Nombre de ces nations se trouvent en Amérique latine, souligne le cabinet de conseil Global Sovereign Advisory (GSA), avec un ratio sur PIB qui est respectivement de 22 % pour le Chili, 13,5 % pour la Colombie et 13 % pour l’Uruguay. Une série de pays qui pourraient bien "bénéficier d’une repondération des portefeuilles des investisseurs locaux en faveur d’actifs nationaux ". La racine du mal pour ces pays et d’autres est que les investissements de portefeuille vers les États-Unis sont plus importants, rapportés au PIB, que les investissements directs.

 

Foule


Des investissements de portefeuille dont le cabinet de conseil rappelle qu’ils sont par nature plus liquides, de quoi "rendre plus rapide ces rapatriements en cas de changement de perception des investisseurs sur le niveau de risque associé aux États-Unis". Sur le continent asiatique ce seraient avant tout la Malaisie et la Thaïlande qui pourraient en tirer parti avec des stocks de capitaux aux États-Unis représentant respectivement 11,2 % et 6,4 % de leur PIB.

Les grandes économies de ce monde semblent assez peu sujettes à bénéficier très largement d’une réallocation ; la Chine et l’Inde ne seraient de leur côté concernées qu’à hauteur de 1,9 % et 0,7 % et pour le Brésil cela ne représente que près de 2 % de son PIB. Ils pourraient néanmoins bénéficier quelque peu de flux de capitaux qui ne seront vraisemblablement pas intégralement au bénéfice de leur pays d’origine. Les raisons qui ont conduit à placer ces montants ailleurs peuvent demeurer valables pour une autre destination, quand bien même le marché n’y serait pas aussi liquide et profond.

 

Contre-courant

 

Une telle dynamique trancherait dans tous les cas avec celle en place ces dernières années. Chez GSA, on rappelle que "bien que les flux de capitaux à destination des pays émergents aient augmenté depuis 2008, ils restent inférieurs à ce qu’ils devraient être lorsqu’on les compare à la part du PIB des pays émergents dans le PIB mondial". Il s’avère ainsi qu’à compter de 2010 et en comptant la capitalisation boursière de l’Empire du Milieu, la part des capitalisations boursières des pays émergents et en développement dans le total mondial "n’a pas dépassé 27 % (18 % en excluant la Chine), alors que ces pays représentent aujourd’hui plus de 40 % du PIB mondial (25 % en excluant la Chine)".

En ce qui concerne la part des capitalisations boursières des pays émergents et en développement rapporté à l’ensemble des capitalisations mondiales, elle est passée de 26,7 % en 2010 à 21,7 % en 2024.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article