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BPCE / Nicolas Namias
La force de l'évidence pour Nicolas Namias chez BPCE / Un directoire renforcé au service de la feuille de route
« Cette dynamique est la meilleure pour le groupe. Renouveler notre confiance à Nicolas Namias et au directoire a donc eu la force de l'évidence. » C'est ainsi qu'Éric Fougère, le président du conseil de surveillance de BPCE, a résumé le jugement porté sur trois années et demi de résultats, de transformation et d'expansion européenne. Réuni mercredi, l'organe de contrôle du deuxième groupe bancaire français a reconduit à l'unanimité Nicolas Namias à la présidence du directoire et nommé dans la foulée, sur sa proposition, un nouveau directoire pour un mandat de quatre ans, l'annonce, tombée dans la soirée, ouvrant un second chapitre pour le dirigeant arrivé fin 2022 à la tête du groupe coopératif.
Le bilan parle pour lui-même. Après des résultats record en 2025, en hausse de 15 % sur un an, BPCE a publié en mai un bénéfice net trimestriel de 1 milliard d'euros, en progression de 21 %, porté par ses deux réseaux de détail. Mais les chiffres ne sont qu'une partie de l'histoire alors que les réalisations de Vision 2030, le plan stratégique dévoilé à l'été 2024 pour accélérer le développement européen, la diversification des métiers et la transformation technologique du groupe, se sont accélérées ces derniers mois.
Car la reconduction de Nicolas Namias valide surtout une trajectoire qui a déjà produit plusieurs marqueurs forts : l'intégration de novobanco, devenue la plus importante acquisition bancaire transfrontalière réalisée en zone euro depuis plus d'une décennie, le renforcement du groupe dans le leasing avec BPCE Equipment Solutions. « Nous participons ainsi activement à renforcer la souveraineté économique et financière européenne », fait valoir le dirigeant.
En France, Vision 2030 place la compétitivité des territoires au cœur du jeu. Première banque des PME, BPCE finance plus de 21% de l'économie française, et c'est pour cette clientèle d'ancrage que le groupe a engagé son autre grand chantier, technologique celui-là : une plateforme commune aux Banques Populaires et aux Caisses d'Épargne, appelée à servir 35 millions de clients, complétée par la création d'Estreem dans le processing des paiements.
Autour du président reconduit, la gouvernance se renforce. Le directoire s'élargit de quatre à cinq membres avec l'arrivée de Franck Leroy, nommé directeur général Risques et Conformité, et de Mathieu Réquillart, nommé directeur général Banque de Proximité. Ils rejoignent Béatrice Lafaurie (Ressources Humaines) et Jérôme Terpereau (Finances), reconduits. Polytechnicien passé par la gestion d'actifs de Société Générale, la Banque Palatine puis Natixis, Franck Leroy dirigeait les risques du groupe depuis fin 2022 et voit son périmètre élargi à la conformité. Mathieu Réquillart incarne, lui, le terrain : ce banquier de réseau dirigeait la Banque Populaire Val de France depuis 2022, après un parcours dans les deux enseignes du groupe.
Au-delà du directoire, le renouvellement de la gouvernance s'étend au comité de direction générale. Trois nouveaux membres y font leur entrée : Valérie Combes-Santonja, directrice de l'Impact, Maxime Pech de Pluvinel, directeur de la Communication, et Sylvain Petit, directeur de la Stratégie. Ils rejoignent notamment Laurent Benatar, Corinne Cipière, Mohamed Kallala, Philippe Setbon et Yves Tyrode au sein de l'instance chargée de piloter l'exécution opérationnelle du plan Vision 2030.
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