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Très bel accueil à l'augmentation de capital de Vallourec
Lancée lundi avec le détachement concomitant du DPS, l’augmentation de capital de Vallourec démarre sur les chapeaux de roues, selon les informations de WanSquare obtenues auprès de l’un des banquiers travaillant sur l’opération. De fait, la demande est très fournie depuis le début de la semaine et ce, aussi bien de la part d’investisseurs français qu’européens mais aussi américains. Comme en témoigne d’ailleurs la forte hausse du DPS depuis son émission, comme celle de l’action Vallourec mercredi, alors que celle-ci oscille à 3,76 euros actuellement. Rappelons que 5 DPS donnent droit à souscrire 8 actions Vallourec au prix de 2,21 euros. L'opération sera close le 22 avril.
Il faut dire que l’opération intervient dans un contexte un peu plus flatteur pour les valeurs pétrolières, les prix de l’or noir retrouvant quelques couleurs, même si les craintes fondamentales des professionnels et conjoncturistes ne sont pas éteintes pour autant. Le baril est toutefois remonté au-delà de 40 dollars après être descendu jusqu’à 28 dollars. En outre, la perspective de l’entrée du japonais Nippon Steel ainsi que de l’établissement public Bpifrance, rassure les esprits, Vallourec se donnant ainsi les moyens d’aller capter de nouveaux marchés dans le cadre de son nouveau plan de développement centré sur sur une réduction de voilure en Europe et un redéploiement en Chine et au Brésil.
Le succès final de l’opération ne fait, de toute façon, pas débat puisque la transaction est garantie par le pool bancaire accompagnant le fabricant de tubes sans soudure. Mais il est intéressant de voir comment est accueillie une telle opération. Après l’échec cuisant de l’augmentation de capital de l’italien Saïpem et le succès a minima de celle de CGG, un accueil plus franc et massif en dirait long sur l’avis des investisseurs sur les chances de redressement de cette ex-star de la Bourse.
Le chemin sera toutefois long avant qu’elle ne retrouve ses niveaux de rentabilité ante crise du pétrole et ses carnets de commandes. Ne parlons même pas des niveaux de cours boursiers, lorsque l’on sait que la valeur a valu jusqu’à 145 euros en 2007, un an après la division par 5 de son nominal. Comme dans le dossier Peugeot, l’Etat a donc orchestré le sauvetage de ce leader mondial des tubes qui, malgré les dénégations de ses dirigeants n’a pu faire l’économie d’un vaste plan de restructuration financière. Il est clair qu’en l’absence d’une reprise des cours de l’or noir, le redressement de Vallourec sera compliqué. Le groupe français est de toute façon condamné à faire preuve d’agilité car en cette période de rétrécissement des commandes, la concurrence s’organise pour être force de proposition à des prix ultra compétitifs. La société dirigée par Philippe Crouzet devra donc plus que jamais se positionner sur le haut de gamme et des offres clefs en mains pour réussir à émerger de façon rentable.
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