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Asset, Management / Gestion d'actifs

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Gestion d'actifs

Le fonds norvégien poursuit sa politique d'actionnaire activiste

Le Government Pension Fund de Norvège a indiqué qu'il rejoindrait une class action contre VolksWagen relative au scandale des moteurs trafiqués et ouverte en Allemagne. Le fonds souverain est de plus en plus impliqué dans le suivi de la bonne gouvernance des entreprises où il est investi. 
Fonds souverain norvégien
Fonds souverain norvégien

Le fonds norvégien a annoncé hier qu'il allait rejoindre une class action ouverte en Allemagne contre le constructeur automobile VolksWagen et liée au scandale des moteurs truqués, révélé à l'automne 2015. Le Governement Pension Fund, qui détenait 1,02% du constructeur automobile au 31 décembre 2015, a expliqué qu'il intervenait dans l'action de groupe "afin de préserver son investissement" dans la société. "Il est de la responsabilité du conseil de fournir à ses actionnaires toutes les informations au sujet de son entreprise en temps et en heure. VolksWagen a reconnu publiquement avoir falsifié ses logiciels de calculs d'émissions polluantes seulement après que les autorités américaines aient dénoncé cela dans une lettre", a ainsi déclaré la porte-parole du fonds norvégien Marthe Skaar.

Le GPF a toujours fait de l'investissement responsable l'un de ses principes fondateurs et n'a pas hésité par le passé à se retirer d'entreprises accusées de ne pas respecter l'environnement ou liées à la production d'armement par exemple (il s'est ainsi désengagé en 2013 de 23 sociétés qui exploitaient l'huile de palme et cette année de 11 entreprises asiatiques qui contribuaient à la déforestation excessive). Mais depuis quelques mois, le GPF fait également entendre sa voix sur des sujets sur lesquels il était jusqu'alors resté plus discret et notamment la rémunération des patrons des sociétés dans lesquelles il est investi. Rappelons que le fonds, qui gérait 765,2 milliards d'euros au 31 mars dernier, est engagé dans quelque 9000 entreprises dans le monde et représente près de 1% de la capitalisation boursière mondiale. 

Le directeur du fonds Yngve Slyngstad avait annoncé la couleur début mai dans une interview au Financial Times en affirmant que le sujet ferait désormais partie des principaux critères examinés par le fonds pour investir dans une entreprise:  "vu l’évolution de la question de la rémunération des dirigeants, nous pensons que nous devrons aussi examiner ce qu’est un niveau de rémunération adéquat pour un dirigeant". Le GPF qui dévoile désormais le détail de ses votes lors des AG des entreprises où il est actionnaire a d'ailleurs révélé en mars lors de la publication de son rapport annuel qu'il avait à plusieurs reprises voté contre la rémunération de certains patrons français, et l’utilisation des réserves pour attribuer des bonus. Il s’est ainsi opposé aux rémunérations d’Alexandre Ricard et Pierre Pringuet, chez Pernod Ricard, de même qu’à celles de Bernard Arnault et Antonio Belloni (directeur général délégué) chez LVMH, ou encore celle de George Chodron de Courcelles qui avait pris se retraite de BNP Paribas en juin 2014 et de Franck Riboud chez Danone. Le fonds devrait publier cette année un document qui explique ses positions en matière de rémunérations.

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