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Politique européenne / Parlement européen / CEE / Multinationales

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Le Parlement européen renforce l’information des salariés au sein des CEE / Le crise industrielle européenne impose une meilleure consultation

Face aux mutations économiques et industrielles qui secouent l’Europe, le Parlement européen souhaite renforcer les droits des salariés des multinationales. Ce jeudi, les eurodéputés ont largement voté en faveur d’une réforme des comités d’entreprise européens afin de garantir une meilleure consultation des travailleurs sur les décisions transnationales. Une avancée jugée nécessaire, dans un contexte où la dignité au travail est perçue comme de plus en plus fragilisée.
 Dennis Radtke (Getty Images via AFP)
Dennis Radtke (Getty Images via AFP)

Le salarié a le droit de savoir. Ce jeudi, les députés européens ont adopté, par 414 voix contre 139, une législation portant sur les comités d’entreprise européens (CEE, concernant les entreprises de plus de 1 000 salariés et opérant dans au moins deux pays de l’Union européenne), visant à améliorer la consultation des salariés sur les questions transnationales.

Objectif : fournir une information adéquate et favoriser un dialogue avec la direction générale (et centrale) de l’entreprise sur les décisions prises au niveau européen et susceptibles d’affecter les conditions de travail et d’emploi. "Nous traversons actuellement d’énormes bouleversements économiques et industriels dans toute l’Europe. Je suis souvent confronté à la question des perturbations dans le monde du travail, où j’ai le sentiment que notre modèle social, notre idée d’une économie sociale de marché, est tout autant écrasé que la dignité de l’individu sur le lieu de travail. Il ne s’agit pas seulement de mettre les gens au travail, nous devons leur donner de bons emplois, des emplois couverts par des conventions collectives, des emplois avec codécision ", a expliqué le rapporteur issu du groupe PPE, l'Allemand Dennis Radtke.

Ainsi, les multinationales devront faciliter l’accès à l’information et justifier les situations dans lesquelles elles refusent de la partager ou si elles estiment qu’elles doivent rester confidentielles. Les voix des représentants de salariés resteront consultatives. Par ailleurs, ces derniers auront le droit de rencontrer la direction de l’entreprise au moins deux fois par an pour discuter de ces sujets. Enfin, et afin de garantir un meilleur équilibre entre les sexes, les CEE devront veiller à ce qu’au moins 40 % de leurs sièges soient attribués à des femmes et 40 % à des hommes.

Le texte doit désormais être formellement adopté par le Conseil avant sa publication au Journal officiel de l’Union européenne et son entrée en vigueur.

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