Politique économique
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La CPME dévoile son plan pour relancer l’industrie / L’éternelle question de la simplification administrative
Alors que s’est lancée ce lundi la 14e édition de la "Semaine de l’industrie", et en marge du sommet franco-français Choose France, la CPME en a profité pour dévoiler son plan pour relancer l’industrie. Dans un livre blanc, elle émet dix propositions – à court et long terme - qu’elle promet concrètes et nouvelles. Le tout, rappelle-t-elle, dans un contexte où les plateformes chinoises et américaines viennent tordre la concurrence avec les PME hexagonales.
Aussi, dans l’optique d’un retour de la part de l’industrie manufacturière à 13 % du Produit intérieur brut, et d’un rééquilibrage de la balance commerciale française à horizon dix ans, l’organisation patronale invite les pouvoirs publics à miser sur les PMI (petites et moyennes entreprises industrielles). "La réindustrialisation de la France s’appuie sur la force discrète et cruciale des TPE-PME, véritables piliers de nos territoires et artisans du renouveau industriel. Leur rôle, souvent méconnu, s’avère pourtant essentiel : elles facilitent la relocalisation, favorisent l’emploi, renforcent notre souveraineté nationale, et participent activement à la transition vers une industrie durable", explique Clarisse Maillet, vice-présidente de la CPME en charge de la réindustrialisation.
Pour y parvenir, la CPME suggère notamment trois mesures phares. La première : créer un "pass foncier PMI". Un dispositif, porté par les collectivités territoriales et visant à mettre à disposition de l’industrie des parcelles de moins de 2 hectares, pour faciliter l’implantation et l’extension des sites de production. Dans le même temps, un "coupe-file PMI", pourrait également être mis en place. Objectif : trouver un circuit accéléré d’instruction et d’autorisation des projets industriels, y compris de petite taille, afin de lever les blocages administratifs et de réduire drastiquement les délais d’investissement. Enfin, la CPME souhaite que le paysage des labels soit simplifié et rendu plus lisible, "capable de mieux valoriser la production française face à la concurrence extra-européenne ", afin de renforcer la politique du "Fabriqué en France".
Pour mémoire, le projet de loi sur la simplification de la vie économique n’a toujours pas été définitivement validé par le Parlement, bien que le gouvernement ait engagé en 2024 une procédure accélérée sur l’examen du texte. Voté le 17 juin dernier par l’Assemblée nationale, le projet de loi n’a pas achevé son parcours législatif alors qu’une commission mixte paritaire (CMP) avait été fixée en septembre dernier. La chute du gouvernement Bayrou a remis l’adoption du texte aux calendes grecques.
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