Politique économique
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Charles Clément-Fromentel quitte Matignon pour EY-Parthenon / Un retour (engagé) vers le restructuring
Les entreprises vont perdre une précieuse oreille à Matignon mais il ne s’éloignera pas d’elles. Charles Clément-Fromentel, adjoint au chef du pôle Economie et Finances de Sébastien Lecornu, et qui fut également le conseiller Entreprises d’Emmanuel Macron à l’Elysée entre octobre 2023 et décembre 2024 quitte les arcanes du pouvoir. Il a décidé de conseiller les entreprises en difficulté. Il va en effet rejoindre le cabinet EY-Parthenon comme associé où il sera positionné sur le restructuring. « Au quotidien, je suis au chevet des entreprises en difficulté les plus exposées, celles pour lesquelles chaque décision compte », expliquait-il encore sur Linkedin il y a trois mois, lors du renouvellement de ses fonctions au cabinet du Premier ministre.
Diplômé de l’ESCP et des Ponts et Chaussées, Charles Clément-Fromentel a débuté sa carrière au sein de l’Agence des participations de l’Etat, où il suit notamment Areva comme portfolio et investment manager. Un dossier qui le conduira, quelques années plus tard, en 2016 à participer à la restructuration financière de l’entreprise en qualité de chef du bureau Energie.
Il rejoindra ensuite le Fonds stratégique d’investissement (FSI, devenu par la suite Bpifrance), avant d’intégrer la Direction générale du Trésor au sein du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI). Il y sera nommé rapporteur puis secrétaire général adjoint.
En 2017, il intégrera le groupe Orange, comme directeur adjoint du M & A, avant de devenir directeur financier de Totem, la TowerCo européenne d’Orange. Puis, cinq ans plus tard, il officiera chez BTSG, un cabinet de mandataires judiciaires où il traitera les dossiers Casino et Atos.
A l’heure de quitter ses fonctions, Charles Clément-Fromentel a publié une tribune « à titre personnel » par laquelle il appelle notamment à une révolution du rôle de l’Etat dans le cadre des aides aux entreprises : « L’État a été indispensable dans les crises. Il le restera sans doute. Mais il ne peut plus être un amortisseur universel ni le substitut de modèles non compétitifs. Il doit devenir un stratège du rebond, concentrant l’effort public sur ce qui peut réellement être transformé, et assumant les transitions lorsque ce n’est plus le cas. C’est dans cette logique qu’il faut créer un fonds de mutation économique, centré sur la transformation opérationnelle : modernisation industrielle, intégration de l’intelligence artificielle, réorganisation des processus, montée en compétences. En clair, on ne sauve pas des structures ; on transforme des modèles. […] Dans le monde qui s’ouvre en 2026, la question n’est plus de savoir jusqu’où l’État peut soutenir, mais jusqu’où l’économie française peut se transformer, et à quelle vitesse ! ».
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