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Accor reste concentré sur l’accélération d’Ennismore / Et sur les moyens de lui offrir une plus grande force de frappe
Accor garde le cap sur ses priorités stratégiques de moyen terme. Parmi elles : la finalisation de la cession d’Essendi, la capture du potentiel de croissance du marché en Inde, l’exécution de sa feuille de route stratégique et le maintien de sa discipline financière, entre autres, ou encore l’accélération du déploiement d’Ennismore, a rappelé le président-directeur général du géant français de l’hôtellerie, Sébastien Bazin, lors de son assemblée générale des actionnaires. « Ennismore est une pépite, le segment « lifestyle » est celui où la croissance est la plus élevée. Nous devons nous poser et répondre aux bonnes questions sur ‘comment’ accélérer ces deux années d’avance, que nous avons, au sein de cette société », a-t-il ainsi expliqué.
De fait, en 2025, l’entité regroupant les marques d’hôtellerie et de restauration lifestyle du groupe (comme Mama Shelter, The Hoxton, ou Mondrian, entre autres), a par exemple affiché un développement soutenu de son réseau, en croissance de 18 %, ainsi qu’un excédent brut d’exploitation de 205 millions d’euros, en vision contributive, dans les comptes du groupe.
« Ennismore est gérée avec une assez large autonomie, entre un siège à Dubai et un à Londres. Elle accélère sa croissance, notamment en Asie, mais aussi aux Etats-Unis », a indiqué Sébastien Bazin, interrogé par un actionnaire sur les ressorts de la volonté d’Accor d’accélérer son développement. Ce qui fait la particularité d’Ennismore, a expliqué le président-directeur général du groupe, est son segment « très fin et très complexe à la fois » : plus de 50 % de son chiffre d’affaires est en effet lié à la gastronomie. De ce fait, 80 % des clients visitent les lieux en ce sens et non pour leurs chambres.
Une avance sur les concurrents américains
« Cela veut dire qu’elle s’adresse à des voyageurs internationaux, régionaux, ainsi qu’à des gens qui habitent dans le quartier. Cela est complexe à mettre en place, lié à l’attitude des collaborateurs, au service, au design, aux espaces comme ils ont été pensés. Tout ceci est programmé et assez dense dans la réflexion. Il se trouve que nous avons une pépite entre les mains, car nous avons compris avant d’autres ce segment. Nous sommes en avance sur nos concurrents américains », a ainsi souligné Sébastien Bazin.
« Il faut absolument lui donner plus de moyens pour qu’elle accélère la part de marché qu’elle a déjà prise, notamment aux Etats-Unis ou d’autres régions. Le management d’Ennismore nous demande d’accélérer et nous sommes capables d’y répondre. Nous nous devons de trouver quelles sont les meilleures réponses pour assurer son développement et sa pérennité », a-t-il indiqué.
Pour mémoire, Accor avait notamment annoncé à l’automne dernier étudier une possible cotation en Bourse de la société, conformément au pacte liant le groupe aux autres actionnaires d’Ennismore. Des travaux qui restent à l’étude, avait-il de nouveau été souligné lors de la publication annuelle du groupe, ne certifiant pas de la réalisation de l’opération. Si cela était le cas, elle permettrait d’améliorer la liquidité et la flexibilité afin de soutenir cette plateforme de croissance, tandis qu’Accor resterait l’actionnaire de contrôle d’Ennismore.
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