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Comment le froid américain perturbe le marché des matières premières
Ou vont aller les matières premières en 2014 ? Il
est assez difficile de le prévoir expliquent les analystes, qui constatent que
depuis 2008, celles-ci évoluent sans tendance clairement définie ; si à
moyen terme la demande devrait être haussière en raison de l’augmentation du
niveau de vie des émergents, qui devrait porter les cours, la thématique des
matières premières ne sera sans doute pas très porteuse de performances en 2014.
Paradoxalement, l’indice mondial des matières premières, le CRB a pris près de
10% depuis le début de l’année, et évolue actuellement autour de 300, contre 272 fin
décembre. Pourtant, les marchés émergents, qui traditionnellement évoluent dans le même sens que
l’indice,
sont en berne depuis le début de l’année. Comment expliquer cette flambée
soudaine de l’indice, très rarement constatée depuis que celui-ci existe ?
Premier élément, d’ordre conjoncturel : le froid polaire qui frappe les Etats-Unis depuis plusieurs semaines et a même paralysé tout le nord est du pays à la fin de l’année dernière: non seulement celui-ci a entraîné de mauvais indicateurs en ce début d’année -le PIB du quatrième trimestre a finalement progressé de 2,4% au lieu de 3,2% tout d'abord estimé- mais il a également suscité une forte hausse du pétrole WTI, qui a augmenté de 7% depuis le 1er janvier.
La série de tempêtes de neige que connaît le
pays a donc nettement augmenté la demande de produits distillés, comme le
soulignent les chiffres du département américain de l’Energie : gazole,
fioul et chauffage sont en recul de 8,8% depuis le début de l’année. « Le
WTI et US Natural Gaz représentent respectivement 25% et 5% de l'indice CRB ; la forte hausse de leurs cours en février permet d’expliquer la
flambée du CRB », explique Harry Tchilingurian, analyste matières
premières chez BNP Paribas.
Mais ces deux composantes ne sont pas les seuls
responsables de la hausse de l’indice, poursuit l’analyste.
Ainsi, le café et le sucre ont également connu de fortes augmentations en
raison des incertitudes climatiques au Brésil, tandis que l’or s’est également ressaisi et a entraîné
dans son sillage une légère hausse de l’argent. Ces quatre matières premières
réunies représentent environ 5% du CRB.
Enfin, la hausse du CRB traduit également la volonté des
investisseurs de revenir sur l’ensemble des compartiments comme les
métaux ou les matières précieuses qui avaient fortement chuté en fin d’année
dernière.
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